Me revoilà avec plein de musique dans les oreilles... J'ai passé 10 jours à Paris et j'ai pas chômé (enfin, j'ai fanfaronné, surtout).
Dans l'ordre chronologique, voilà les concerts que j'ai vus :
Le 15 Mars, Frustrations (Il y a un groupe américain qui porte le même nom, et j'ai pas le temps de chercher un lien pour le groupe que j'ai vu) à la Java (rue du Faubourg du Temple). Un groupe de garage parisien. Ou un groupe parisien de garage.... C'était pas mal, mais je ne me souviens de rien, sauf de la première partie, plutôt cold wave, et plutôt mauvaise. La soirée a comporté son lot de frustrations, mais ça n'est pas le sujet de ce blog...
Le 16 Mars, Object à la Féline. C'était pas mal du tout, surtout les titres en anglais, et surtout les reprises de Joy Division. Le reste, j'avoue que ça faisait un peu variétoche.
Le 17 Mars, une vraie tuerie : The Mighty Gordinis à La Féline. Alors ça, c'était vraiment un chouette concert. Allez écouter "Mustang Driving Woman" sur leur site. C'est rien comparé au live mais c'est toujours ça.
C'est pas du surf, c'est pas du garage, c'est pas du rockab, et c'est tout ça à la fois, avec le sourire et du plaisir à jouer.
Le 22 Mars, j'ai vu un autre truc mais j'ai pas aimé. N'en parlons pas.
Le 24 Mars, retour à Rennes, et autre claque : soirée rockab/psycho au Mondo Bizarro, avec dans l'ordre d'apparition Grease Rockers, The Mutant Wolf et The Frantic Flinstone.
Les Grease Rockers, malgré leur nom assez niais, étaient vraiment très chouettes. Je dirais qu'ils n'ont rien inventé, mais ils font leur truc et le font bien. Quelques reprises bien placées : "Brand New Cadillac", "Rockabilly Rebel", plus du Johnny Cash, ce qui fait toujours plaisir.
Je les reverrai avec grand plaisir.
Un petit regret : ils n'ont pas joué la chanson d'une pub de banque ("c'est la vie...ouap ouap... mon crédit... ouap ouap"), malgré les réclamations du public...ça aurait été rigolo.
Les belges de Mutant Wolf ont commencé fort avec un titre obscène : "Marylin Monroe". Si on fait abstraction des paroles, vraiment trop crues, c'est absolument terrible. Psycho trash et déjanté, un truc de malades. J'ai adoré. Vivement qu'ils repassent.
Après ça, les Frantic paraissaient mous et vieux. C'est dommage, je suis sûre que j'aurais adoré s'ils avaient joué avant les Wolf. C'est pas grave, j'aurais sûrement une autre occasion de les voir, ils se rattraperont !!!
lundi 26 mars 2007
mardi 6 mars 2007
TV Men
C'était un concert d'adieu, et c'était vendredi dernier. Je sais, mes posts arrivent de plus en plus longtemps après les évènements, mais je rappelle à ceux que ça intéresserait (et aux autres) que j'ai une vie à côté (enfin, j'essaye).
TV Men est un groupe mythique de Rennes (avec dedans le grand chef du Mondo Bizarro, Bruno). Bon, je n'en avais jamais entendu parler avant ça, mais c'est pas comme si je m'intéressais à la musique. Sur le programme, c'était annoncé comme du "energy rock'n roll", ou quelque chose comme ça.
Mais en fait, ça avait tous les ingrédients du hard rock :
- les longs cheveux frisés
- la sueur
- la voix qui part dans les aigüs
- les solos de guitare
- le guitariste qui fait des moulinets avec les bras
- les T-Shirts des années 80 avec une typo à la Kiss
- et même, une blague sur l'Holocauste.
Bref. Ai-je déjà dit que je n'aimais pas le hard rock ? C'est dit.
Restons-en là.
De toutes façons, comme c'est un concert d'adieu (et que c'était gratuit), je leur dirais juste : "Au revoir et merci".
TV Men est un groupe mythique de Rennes (avec dedans le grand chef du Mondo Bizarro, Bruno). Bon, je n'en avais jamais entendu parler avant ça, mais c'est pas comme si je m'intéressais à la musique. Sur le programme, c'était annoncé comme du "energy rock'n roll", ou quelque chose comme ça.
Mais en fait, ça avait tous les ingrédients du hard rock :
- les longs cheveux frisés
- la sueur
- la voix qui part dans les aigüs
- les solos de guitare
- le guitariste qui fait des moulinets avec les bras
- les T-Shirts des années 80 avec une typo à la Kiss
- et même, une blague sur l'Holocauste.
Bref. Ai-je déjà dit que je n'aimais pas le hard rock ? C'est dit.
Restons-en là.
De toutes façons, comme c'est un concert d'adieu (et que c'était gratuit), je leur dirais juste : "Au revoir et merci".
vendredi 2 mars 2007
Un fanzine est né
Ben voilà, je fais les choses à l'envers. Après le blog, je fais un fanzine : 3 feuilles recto-verso, pliées en format A5, reliées par une fabuleuse couture à la machine (en noir et rouge, ou l'inverse).C'est gratuit, et pour les chanceux qui habitent à Rennes, j'en ai déposé pour l'instant quelques exemplaires à Rockin' Bones (rue... je ne sais pas, cherchez) et aux Troubadours du Chaos (Je ne suis pas sûre que ça soit le nom du magasin, à vrai dire, mais c'est rue de St Malo) (Deux adresses très complètes, mais ici, c'est pas les pages jaunes !).
A priori, ça devrait être un mensuel, mais on n'est jamais à l'abri d'une catastrophe naturelle ou universitaire, qui en empêcherait ou retarderait la publication.
Mais de toute façon, rien d'important n'y est dit, alors personne ne souffrira d'une absence de publication un mois ou deux...
Brigitte Bop etc.
C'était samedi dernier au Mondo... Et comme c'est plus très frais dans ma tête, je ne mets que les liens des groupes :
Brigitte Bop, où il n'y a étonnamment que des mecs (on peut lire sur leur site un compte-rendu de la soirée, c'est assez marrant).
Gilbert et ses problèmes, cherchez vous-mêmes, j'ai la flemme. Pareil pour Bimbo Killers.
Dans l'ensemble, c'était pas mal. Pogo violent et viril pendant le concert de Brigitte Bop. Voilà. C'est dit.
Brigitte Bop, où il n'y a étonnamment que des mecs (on peut lire sur leur site un compte-rendu de la soirée, c'est assez marrant).
Gilbert et ses problèmes, cherchez vous-mêmes, j'ai la flemme. Pareil pour Bimbo Killers.
Dans l'ensemble, c'était pas mal. Pogo violent et viril pendant le concert de Brigitte Bop. Voilà. C'est dit.
lundi 19 février 2007
Crazy Beach Party
Jeudi dernier au Mondo, soirée garage surf... Petit résumé express :
En première partie, les Psycho Witches de Nantes. D'aucuns ont dit "45 minutes, mais 45 minutes de trop". Et bien je ne suis pas d'accord, c'était très chouette. Surtout la chanson où c'est le batteur en chapeau haut de forme qui chante, parce qu'elle est bien sombre...
J'ai bien aimé aussi la reprise des Ramones ("hey ho let's go", un classique) avec les Longboards.
Bon. Par contre, les Longboards tous seuls... Je ne mets pas de lien en signe de protestation. C'était chiant. Mais chiant. Je vous la fais en quelques phrases descriptives :
- le guitariste avait un pull rayé.
- le bassiste avait aussi un pull rayé.
- le guitariste transpirait beaucoup.
- le batteur avait un t-shirt vert.
- la batterie était sur le devant de la scène.
- le guitariste a cassé une corde pendant le rappel.
- ils ont joué "batman" pendant le rappel, et c'est la seule chanson qui était bien.
- etc etc...
Je me suis vraiment emmerdée. Pourquoi ? Parce que la musique "surf" instrumentale, c'est pas suffisant. Il faut
- soit un film de Quentin Tarantino pour aller avec,
- soit une plage et beaucoup de cocktails et des colliers de fleurs,
- soit ...ben j'sais pas, il y a sûrement toute une liste de substances psychotruc qui aideraient, mais bon.
Enfin voilà, une soirée tranquillou, avec une petite ambiance (les gens se sont sûrement réservés pour le concert du lendemain, que j'ai snobbé parce que j'avais pas envie de payer 10 €).
En première partie, les Psycho Witches de Nantes. D'aucuns ont dit "45 minutes, mais 45 minutes de trop". Et bien je ne suis pas d'accord, c'était très chouette. Surtout la chanson où c'est le batteur en chapeau haut de forme qui chante, parce qu'elle est bien sombre...
J'ai bien aimé aussi la reprise des Ramones ("hey ho let's go", un classique) avec les Longboards.
Bon. Par contre, les Longboards tous seuls... Je ne mets pas de lien en signe de protestation. C'était chiant. Mais chiant. Je vous la fais en quelques phrases descriptives :
- le guitariste avait un pull rayé.
- le bassiste avait aussi un pull rayé.
- le guitariste transpirait beaucoup.
- le batteur avait un t-shirt vert.
- la batterie était sur le devant de la scène.
- le guitariste a cassé une corde pendant le rappel.
- ils ont joué "batman" pendant le rappel, et c'est la seule chanson qui était bien.
- etc etc...
Je me suis vraiment emmerdée. Pourquoi ? Parce que la musique "surf" instrumentale, c'est pas suffisant. Il faut
- soit un film de Quentin Tarantino pour aller avec,
- soit une plage et beaucoup de cocktails et des colliers de fleurs,
- soit ...ben j'sais pas, il y a sûrement toute une liste de substances psychotruc qui aideraient, mais bon.
Enfin voilà, une soirée tranquillou, avec une petite ambiance (les gens se sont sûrement réservés pour le concert du lendemain, que j'ai snobbé parce que j'avais pas envie de payer 10 €).
dimanche 11 février 2007
The Pros and Cons of Hitch Hiking
En général, j'essaye de faire un post par concert, mais là, j'ai pris du retard faute de connexion... Petit résumé d'un week end riche en rebondissements :
Bon, le week end a commencé mercredi, en fait, avec le concert de Jancee Pornick Casino au Mondo Bizarro. En première partie, il y avait un groupe brestois - je crois- de rockabilly, très chouette, ça swinguait bien. (bon, problème éditorial : comment s'appelle ce groupe ? Dans La Griffe, c'était écrit "The Maggots". Or, un groupe suédois s'appelle comme ça, et les types que j'ai vus n'étaient pas suédois... Ou alors ils maîtrisent vraiment bien le parler-cru français ! Mystère et boule de gomme).
Jancee Pornick Casino n'était pas mal non plus, dans le genre musique de film de Quentin Tarantino, surf rock avec beaucoup de variations de rythme et des petits bouts empruntés aux différents folklores mondiaux : un thème salsa, un thème russe (le groupe étant américano russe... oui, la guerre froide est finie).
"Voooooooka vodka ka vodka ka vodka ka Beer " à chanter sur l'air de "kaline kamaya" (en phonétique). C'était sympa, mais j'ai quand même préféré la première partie (et ce malgré le magnifique costume du chanteur, à la flash gordon).
Jeudi, j'ai décidé de vivre mon road movie à moi : The King Khan and BBQ Show à St Nazaire avec Petit Vodo en première partie (souvenez vous, je l'avais vu avec sa miss Caroline -la batteuse- avant les Dead Brothers en novembre au Batofar), pour seulement 5 € ?!!! Il ne faut pas me le dire deux fois ! J'ai pris mon petit baluchon et m'y suis rendue dans la joie et la bonne humeur.
C'était au VIP (prononcer "vippe"), une drôle de salle dans le port. Drôle de salle, car l'aménagement me semble peu pratique. La porte d'entrée est à droite de la scène, un escalier descend vers les toilettes à gauche de la scène, ce qui fait un espèce de couloir fictif juste devant la scène, c'est très perturbant. Surtout quand on est trente pékins, et qu'une seule personne (suivez mon regard introspectif) danse, je crois que le groupe doit se sentir un peu isolé. Enfin bon, je me suis vraiment éclatée.
Petit Vodo, dont le charme est grand, nous a offert son blues brut, sans surprise quand on l'a déjà vu, mais sans déception non plus, ce qui est déjà une gageure en soi. Il a évité de faire sa chanson "all right" qui nécessite la participation du public...Bonne idée, il aurait riqué le fiasco, vu le manque d'affluence !
C'était la première fois que je voyais le BBQ Show, vachement plus brut et rock'n roll que King Khan and the Shrines, mais (pourquoi mais ?) tout aussi efficace. King Khan, avec son collier de crevettes, sa robe rouge, et sa perruque violette... Quel homme ! Comment un type aussi peu naturellement sexy (quoi que franchement, il est finalement pas si mal) peut-il faire une musique au mojo si puissant ?!!!
Un concert magnifique. D'autant que des amis m'ont raconté son concert à Paris la veille, qui n'a duré que 32 minutes !!! Ca vaut parfois vraiment la peine d'aller dans un trou paumé.
J'en viens maintenant au titre de ce post. Je suis rentrée de St Nazaire en stop, et j'ai été prise à Nantes par un type qui m'a proposé de passer le week end à Paris. Après quelques calculs de probabilités sur mes chances de me retrouver en tranches dans 17 sacs poubelles, j'ai accepté, et je suis toujours entière.
Le bon plan s'est tout de même révélé être un vrai faux plan, et je me suis retrouvée quasi à la rue samedi à Paris. Enfin, par chance, j'ai trouvé un canapé compatissant pour samedi soir, et j'en ai profité pour aller à la Féline, où il y avait un concert (Princes Chameaux, dont j'ai malheureusement peu de souvenirs... Je dirais juste que j'ai beaucoup aimé les dernièrs morceaux qu'ils ont joué, qui étaient plus rock'n roll que le reste) (enfin, sinon, je dirais que c'était un peu style les Négresses Vertes, ça se laisse écouter dans tous les cas), puis DJ set rock'n roll 50's. La soirée n'était pas perdue, donc.
Et j'ai pris le train au petit matin pour retrouver mon confort rennais.... Ca, c'est du week end rock'n roll ! Je vais mettre une semaine pour récupérer, mais je ne regrette rien !
Hit the Road !
Bon, le week end a commencé mercredi, en fait, avec le concert de Jancee Pornick Casino au Mondo Bizarro. En première partie, il y avait un groupe brestois - je crois- de rockabilly, très chouette, ça swinguait bien. (bon, problème éditorial : comment s'appelle ce groupe ? Dans La Griffe, c'était écrit "The Maggots". Or, un groupe suédois s'appelle comme ça, et les types que j'ai vus n'étaient pas suédois... Ou alors ils maîtrisent vraiment bien le parler-cru français ! Mystère et boule de gomme).
Jancee Pornick Casino n'était pas mal non plus, dans le genre musique de film de Quentin Tarantino, surf rock avec beaucoup de variations de rythme et des petits bouts empruntés aux différents folklores mondiaux : un thème salsa, un thème russe (le groupe étant américano russe... oui, la guerre froide est finie).
"Voooooooka vodka ka vodka ka vodka ka Beer " à chanter sur l'air de "kaline kamaya" (en phonétique). C'était sympa, mais j'ai quand même préféré la première partie (et ce malgré le magnifique costume du chanteur, à la flash gordon).
Jeudi, j'ai décidé de vivre mon road movie à moi : The King Khan and BBQ Show à St Nazaire avec Petit Vodo en première partie (souvenez vous, je l'avais vu avec sa miss Caroline -la batteuse- avant les Dead Brothers en novembre au Batofar), pour seulement 5 € ?!!! Il ne faut pas me le dire deux fois ! J'ai pris mon petit baluchon et m'y suis rendue dans la joie et la bonne humeur.
C'était au VIP (prononcer "vippe"), une drôle de salle dans le port. Drôle de salle, car l'aménagement me semble peu pratique. La porte d'entrée est à droite de la scène, un escalier descend vers les toilettes à gauche de la scène, ce qui fait un espèce de couloir fictif juste devant la scène, c'est très perturbant. Surtout quand on est trente pékins, et qu'une seule personne (suivez mon regard introspectif) danse, je crois que le groupe doit se sentir un peu isolé. Enfin bon, je me suis vraiment éclatée.
Petit Vodo, dont le charme est grand, nous a offert son blues brut, sans surprise quand on l'a déjà vu, mais sans déception non plus, ce qui est déjà une gageure en soi. Il a évité de faire sa chanson "all right" qui nécessite la participation du public...Bonne idée, il aurait riqué le fiasco, vu le manque d'affluence !
C'était la première fois que je voyais le BBQ Show, vachement plus brut et rock'n roll que King Khan and the Shrines, mais (pourquoi mais ?) tout aussi efficace. King Khan, avec son collier de crevettes, sa robe rouge, et sa perruque violette... Quel homme ! Comment un type aussi peu naturellement sexy (quoi que franchement, il est finalement pas si mal) peut-il faire une musique au mojo si puissant ?!!!
Un concert magnifique. D'autant que des amis m'ont raconté son concert à Paris la veille, qui n'a duré que 32 minutes !!! Ca vaut parfois vraiment la peine d'aller dans un trou paumé.
J'en viens maintenant au titre de ce post. Je suis rentrée de St Nazaire en stop, et j'ai été prise à Nantes par un type qui m'a proposé de passer le week end à Paris. Après quelques calculs de probabilités sur mes chances de me retrouver en tranches dans 17 sacs poubelles, j'ai accepté, et je suis toujours entière.
Le bon plan s'est tout de même révélé être un vrai faux plan, et je me suis retrouvée quasi à la rue samedi à Paris. Enfin, par chance, j'ai trouvé un canapé compatissant pour samedi soir, et j'en ai profité pour aller à la Féline, où il y avait un concert (Princes Chameaux, dont j'ai malheureusement peu de souvenirs... Je dirais juste que j'ai beaucoup aimé les dernièrs morceaux qu'ils ont joué, qui étaient plus rock'n roll que le reste) (enfin, sinon, je dirais que c'était un peu style les Négresses Vertes, ça se laisse écouter dans tous les cas), puis DJ set rock'n roll 50's. La soirée n'était pas perdue, donc.
Et j'ai pris le train au petit matin pour retrouver mon confort rennais.... Ca, c'est du week end rock'n roll ! Je vais mettre une semaine pour récupérer, mais je ne regrette rien !
Hit the Road !
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lundi 29 janvier 2007
Faut-il en parler ?
Faut-il en effet parler d'un concert quand on a trouvé ça nul ? Déjà, c'est pas sympa, et en plus, c'est pas toujours la faute du groupe : des fois, c'est l'ambiance, des fois, c'est l'accoustique (par exemple : Sonic Youth à l'Aéronef de Lille : merdique, c'est normal, à l'Aéronef, le son est TOUJOURS merdique), des fois, c'est qu'on est de mauvais poil (et oui, la réception esthétique passe par les poils, c'est bien connu).
Comment faire alors, pour engager un débat constructif sans jetter l'opprobe sur des gens, qui finalement, on fait de leur mieux à un moment T ?
Je ne donnerai donc pas de noms, autres que des noms d'oiseaux. Si les gens se reconnaissent, j'en suis désolée, mais remarquez tout de même ma volonté d'un dialogue enrichissant pour chacun.
Alors, le concert dont il s'agit a eu lieu ce week-end. Premier indice.
Je me suis vraiment, mais alors vraiment emmerdée, pire que pendant la première partie des Honeymen, parce que ça a duré toute la soirée. D'aucuns me diront : "Mais, pourquoi es-tu restée ? Pourquoi n'es-tu pas rentrée chez toi regarder un film ?"
Et je leur répondrais que premièrement, je me demande encore pourquoi je suis restée (alors que sur le fond, je le sais très bien, je suis restée avec l'espoir d'un évènement, d'une amélioration, bref, d'un quelque chose qui sauverait cette soirée de la noyade). Et deuxièmement, j'avais effectivement un film à la maison : "Chien enragé" d'Akira Kurosawa. Mais le DVD, emprunté aux Champs Libres, était rayé, et bloquait à la 10e minute. Voilà pourquoi je ne suis pas rentrée.
Tâchons maintenant de savoir pourquoi c'était nul. J'en viens à une anecdote de cette soirée : Quelques minutes avant le début du concert, alors qu'il était selon moi encore trop tôt pour se prononcer, un spectateur crie "C'est nul !". Le bassiste de répondre : "Ouais, mais c'est cinq euros".
C'était, ma foi, une réplique bien pensée vue sa position, mais je crois quand même qu'on touche à un des noeuds du problème : il ne faut pas confondre prix et valeur. J'ai vu des concerts gratuits (ex, The Milk, pas plus tard que la semaine dernière ; Mardi Gras Brass Band, en 2003 à la kermesse de Seclin ; ou Marcel et son Orchestre sur la Grand' Place de Lille en 2001, pour ne citer que ça) qui étaient mille fois mieux que certains concerts payants (ex : les Yeah Yeah Yeahs en 2003 à Maria am Ostbahnhof à Berlin, We Are Scientists en décembre 2006 à l'Ubu de Rennes, etc.).
Donc, messieurs, c'est pas parce que votre public n'a payé que cinq euros, si on retourne le problème dans l'autre sens, qu'il faut se permettre de le mépriser et ne pas se donner la peine de le séduire.
Maintenant, parlons chaussures.
Dorénavant, avant d'entrer dans une salle de concert (et surtout avant de payer ma dîme), je regarderai les chaussures du public, qui, dans ce monde du conformisme rebelle, en disent long sur la musique écoutée.
Ce soir là, le public portait, à quelques rares exceptions près (dictées elles-aussi par la mode, mais ainsi va la vie), des espèces de baskets difformes pour faire du skateboard. Quand j'étais encore au lycée, c'était les Van's qui étaient à la mode, avec une autre marque très chères, avec un nom qui fait un peu chimique, genre Oxmo, je ne sais plus (si quelqu'un veut me renseigner, c'est bien, mais je m'en fous). Bref, lacets défaits, genre.
Alors soit, ces jeunes gens avaient des lacets défaits, vous m'en direz tant. Mais en plus, ils étaient mous. Je ne sais pas si la musique les ennuyait autant que moi, mais ils dansaient à peine, tapaient à peine dans leurs petites mains propres... Ca devait être la période molle de l'adolescence.
Encore une fois, j'ai regretté les petits ados ENERGIQUES qui pogottent d'habitude toujours dans cette salle.
Mais où va le monde si les enfants sont aussi peu débordants d'enthousiame ?
Tout ça pour dire, et ça sera ma conclusion :
C'ETAIT UNE SOIREE DE MEEEEEEEEEERDE !
Comment faire alors, pour engager un débat constructif sans jetter l'opprobe sur des gens, qui finalement, on fait de leur mieux à un moment T ?
Je ne donnerai donc pas de noms, autres que des noms d'oiseaux. Si les gens se reconnaissent, j'en suis désolée, mais remarquez tout de même ma volonté d'un dialogue enrichissant pour chacun.
Alors, le concert dont il s'agit a eu lieu ce week-end. Premier indice.
Je me suis vraiment, mais alors vraiment emmerdée, pire que pendant la première partie des Honeymen, parce que ça a duré toute la soirée. D'aucuns me diront : "Mais, pourquoi es-tu restée ? Pourquoi n'es-tu pas rentrée chez toi regarder un film ?"
Et je leur répondrais que premièrement, je me demande encore pourquoi je suis restée (alors que sur le fond, je le sais très bien, je suis restée avec l'espoir d'un évènement, d'une amélioration, bref, d'un quelque chose qui sauverait cette soirée de la noyade). Et deuxièmement, j'avais effectivement un film à la maison : "Chien enragé" d'Akira Kurosawa. Mais le DVD, emprunté aux Champs Libres, était rayé, et bloquait à la 10e minute. Voilà pourquoi je ne suis pas rentrée.
Tâchons maintenant de savoir pourquoi c'était nul. J'en viens à une anecdote de cette soirée : Quelques minutes avant le début du concert, alors qu'il était selon moi encore trop tôt pour se prononcer, un spectateur crie "C'est nul !". Le bassiste de répondre : "Ouais, mais c'est cinq euros".
C'était, ma foi, une réplique bien pensée vue sa position, mais je crois quand même qu'on touche à un des noeuds du problème : il ne faut pas confondre prix et valeur. J'ai vu des concerts gratuits (ex, The Milk, pas plus tard que la semaine dernière ; Mardi Gras Brass Band, en 2003 à la kermesse de Seclin ; ou Marcel et son Orchestre sur la Grand' Place de Lille en 2001, pour ne citer que ça) qui étaient mille fois mieux que certains concerts payants (ex : les Yeah Yeah Yeahs en 2003 à Maria am Ostbahnhof à Berlin, We Are Scientists en décembre 2006 à l'Ubu de Rennes, etc.).
Donc, messieurs, c'est pas parce que votre public n'a payé que cinq euros, si on retourne le problème dans l'autre sens, qu'il faut se permettre de le mépriser et ne pas se donner la peine de le séduire.
Maintenant, parlons chaussures.
Dorénavant, avant d'entrer dans une salle de concert (et surtout avant de payer ma dîme), je regarderai les chaussures du public, qui, dans ce monde du conformisme rebelle, en disent long sur la musique écoutée.
Ce soir là, le public portait, à quelques rares exceptions près (dictées elles-aussi par la mode, mais ainsi va la vie), des espèces de baskets difformes pour faire du skateboard. Quand j'étais encore au lycée, c'était les Van's qui étaient à la mode, avec une autre marque très chères, avec un nom qui fait un peu chimique, genre Oxmo, je ne sais plus (si quelqu'un veut me renseigner, c'est bien, mais je m'en fous). Bref, lacets défaits, genre.
Alors soit, ces jeunes gens avaient des lacets défaits, vous m'en direz tant. Mais en plus, ils étaient mous. Je ne sais pas si la musique les ennuyait autant que moi, mais ils dansaient à peine, tapaient à peine dans leurs petites mains propres... Ca devait être la période molle de l'adolescence.
Encore une fois, j'ai regretté les petits ados ENERGIQUES qui pogottent d'habitude toujours dans cette salle.
Mais où va le monde si les enfants sont aussi peu débordants d'enthousiame ?
Tout ça pour dire, et ça sera ma conclusion :
C'ETAIT UNE SOIREE DE MEEEEEEEEEERDE !
vendredi 26 janvier 2007
The Milk
Mardi soir au Mondo (je me demande pourquoi je précise encore...), The Milk.
The Milk, c'est le grand projet d'une fille, toute seule, mais avec beaucoup de ressources : du talent, déjà, et puis des guitares, un violoncelle électrique, des petites machines et des pédales pour enregistrer des boucles, une voix, des textes mélancoliques...
Le résultat ?
Magnifique ! Ca n'est pas sans rappeler Venus, pour le côté insoutenable légèreté de l'être : des mélodies douces, ponctuées de sons qui font mal dans les aigus bien aigus ou dans les graves bien graves et des textes durs et poétiques.
Même le slam intempestif du trublion Blam Blam n'a pas réussi à démonter la machine en marche.
Une affaire à suivre, donc.
The Milk, c'est le grand projet d'une fille, toute seule, mais avec beaucoup de ressources : du talent, déjà, et puis des guitares, un violoncelle électrique, des petites machines et des pédales pour enregistrer des boucles, une voix, des textes mélancoliques...
Le résultat ?
Magnifique ! Ca n'est pas sans rappeler Venus, pour le côté insoutenable légèreté de l'être : des mélodies douces, ponctuées de sons qui font mal dans les aigus bien aigus ou dans les graves bien graves et des textes durs et poétiques.
Même le slam intempestif du trublion Blam Blam n'a pas réussi à démonter la machine en marche.
Une affaire à suivre, donc.
dimanche 21 janvier 2007
The Honeymen
La soirée a mal commencé, avec l'ambiance la plus déprimante qui soit. Je me disais déjà "ça y est, le blues c'est pour les vieux alors on se fait chier". J'en venais presque à regretter les petits ados qui pogottent d'habitude au Mondo.
Le premier groupe n'était certes pas réellement mauvais, mais ça ne décollait pas.
Un son trop propre, à mon avis, pour être vraiment blues. Trop de musiciens, trop bonne technique, guitares trop accordées, chanteuse en trop bonne santé... j'en sais rien.
Il faut quand même les saluer pour la plus mauvaise reprise de "No Fun" que j'ai jamais entendue. Bravo (bon, je reconnais, c'est un peu méchant ce que je dis, mais on ne touche pas à Iggy impunément !)
Par contre, The Honeymen ont relevé le niveau. Magnifique set, comme on dit dans une certaine presse, qu'on s'empresse de ne pas lire. Et quelle endurance messieurs ! Ils ont bien joué jusque 1h30 du mat', et ils étaient toujours frais comme des roses. Enfin, si on veut.
J'en profite pour faire de la pub (je ne touche pas de commissions, mais j'ai bon espoir de recevoir un jour quelque chose en retour de mes communications généreuses) (eh eh) :
La soirée était organisée par l'association Roazhon Blues (ouais ouais, je sais, les noms bretons, c'est très surfait, mais qu'est ce qu'on y peut, hein ? Y z'ont un patrimoine à défendre, ces braves gens...).
Et sans rapport aucun, voilà une occasion de découvrir le Videobus.
Le premier groupe n'était certes pas réellement mauvais, mais ça ne décollait pas.
Un son trop propre, à mon avis, pour être vraiment blues. Trop de musiciens, trop bonne technique, guitares trop accordées, chanteuse en trop bonne santé... j'en sais rien.
Il faut quand même les saluer pour la plus mauvaise reprise de "No Fun" que j'ai jamais entendue. Bravo (bon, je reconnais, c'est un peu méchant ce que je dis, mais on ne touche pas à Iggy impunément !)
Par contre, The Honeymen ont relevé le niveau. Magnifique set, comme on dit dans une certaine presse, qu'on s'empresse de ne pas lire. Et quelle endurance messieurs ! Ils ont bien joué jusque 1h30 du mat', et ils étaient toujours frais comme des roses. Enfin, si on veut.
J'en profite pour faire de la pub (je ne touche pas de commissions, mais j'ai bon espoir de recevoir un jour quelque chose en retour de mes communications généreuses) (eh eh) :
La soirée était organisée par l'association Roazhon Blues (ouais ouais, je sais, les noms bretons, c'est très surfait, mais qu'est ce qu'on y peut, hein ? Y z'ont un patrimoine à défendre, ces braves gens...).
Et sans rapport aucun, voilà une occasion de découvrir le Videobus.
samedi 20 janvier 2007
Brassens Not Dead... Mouais.
Hier soir au Mondo Bizarro... Brassens Not Dead. Groupe toulousain (d'après l'accent et les multiples références faites par le chanteur (à la coiffure hideuse) à la ville rose, mon esprit de fin limier en a déduit que) spécialisé dans la reprise de... Enfin, c'est compris dans le nom, faîtes aussi un effort de déduction.
Je n'avais pas prévu d'y aller, mais je me suis retrouvée embarquée comme par enchantement par des joyeux drilles, qui n'étaient plus très joyeux arrivés là-bas (surtout une en fait, sans vouloir balancer qui que ce soit), alors que moi, je me suis finalement bien amusée.
La musique était bien mais pas top (ce qui n'engage que moi, comme d'hab). Trop reggae, en fait. Et puis faut dire que je ne suis pas super fan de Brassens. (Eh ! J'ai dit que je ne voulais pas y aller, hein !).
Mais l'ambiance était très chouette, alors ça a bien compensé le manque de rock'n roll de l'histoire.
Je n'avais pas prévu d'y aller, mais je me suis retrouvée embarquée comme par enchantement par des joyeux drilles, qui n'étaient plus très joyeux arrivés là-bas (surtout une en fait, sans vouloir balancer qui que ce soit), alors que moi, je me suis finalement bien amusée.
La musique était bien mais pas top (ce qui n'engage que moi, comme d'hab). Trop reggae, en fait. Et puis faut dire que je ne suis pas super fan de Brassens. (Eh ! J'ai dit que je ne voulais pas y aller, hein !).
Mais l'ambiance était très chouette, alors ça a bien compensé le manque de rock'n roll de l'histoire.
lundi 15 janvier 2007
Bonne année, etc...
On commence l'année tout doucement et avec un peu de retard...
Un seul concert depuis début janvier : c'était samedi 13 Janvier au Mondo Bizarro pour leur anniversaire (combien ? Je ne sais pas, mais dans tous les cas, ça ne nous rajeunit pas !).
Deux groupes spécialisés dans des reprises des Ramones, la tête d'affiche s'appelant à juste titre "Tribute to The Ramones". Ma foi, une belle imitation.
Bon, je dois dire, j'y suis plus allée pour la sortie, je ne suis pas fan des Ramones. Paraît qu'ils ont tout inventé, mais je trouve ça quand même bien gentillet.
Enfin, l'ambiance et la bousculade étaient bonnes, et je m'en suis tirée avec des habits et les bras tout collants de bière, ainsi que quelques bleus... ça fait partie du jeu, paraît-il.
Un seul concert depuis début janvier : c'était samedi 13 Janvier au Mondo Bizarro pour leur anniversaire (combien ? Je ne sais pas, mais dans tous les cas, ça ne nous rajeunit pas !).
Deux groupes spécialisés dans des reprises des Ramones, la tête d'affiche s'appelant à juste titre "Tribute to The Ramones". Ma foi, une belle imitation.
Bon, je dois dire, j'y suis plus allée pour la sortie, je ne suis pas fan des Ramones. Paraît qu'ils ont tout inventé, mais je trouve ça quand même bien gentillet.
Enfin, l'ambiance et la bousculade étaient bonnes, et je m'en suis tirée avec des habits et les bras tout collants de bière, ainsi que quelques bleus... ça fait partie du jeu, paraît-il.
dimanche 10 décembre 2006
Bars en Trans, suite et fin
Samedi après-midi, conférence d'Ignatus au champs libres sur le songwriting. Je lui fais un peu de pub parce qu'il était vraiment sympa, ce type. Ca changeait des conférences où on se décroche la machoire à force de bailler.
La conférence a été suivie d'un concert de The Bishops. Pop anglaise menée par deux jumeaux à la basse, à la guitare et au chant, et un batteur tout à fait charmant (moi qui n'avais d'yeux que pour les bassistes, je suis de plus en plus souvent charmée par des batteurs...). La musique ? Bon ben, je l'ai dit, pop anglaise, dans toute sa splendeur. Du beau boulot pour ceux qui aiment (pas moi).
Samedi soir, je me suis laissée voguer vers un bar, le Chatam (je n'y avais jamais mis les pieds, et vu le prix des consos, je ne les remettrai pas de si tôt), qui est assez joli, il faut l'avouer, tout en bois comme un bateau (enfin, du plastique, ça aurait été pas mal non plus, et la bière aurait été moins chère) (I'm in a baaaaad moooood, dirait Tom Waits, excusez du peu).
Bref, je n'y suis pas allée pour raler, mais bien pour un concert, celui des dijonnais de Projet Vertigo. Un guitariste chanteur et un contrebassiste avec une loop box (et qui chante aussi, cet homme là a plus d'un tour dans son sac).
C'est le moment de faire un petit couplet sur la loop box, cet outil merveilleux dont je viens d'apprendre le nom. Alors je ne sais pas exactement comment ça marche, mais en gros, ça permet d'enregistrer un beat (trop jeune, dirait Aude) et de le passer en boucle. Il y a même certaines loop boxes qui permettent d'en enregistrer plusieurs (il me semble) et on peut se faire tout un accompagnement musical tout seul et relativement simplement, ce qui est assez fantastique, quand on y pense. J'en ai déjà vu plusieurs fois en concert, notamment chez Fantazio ou Son of Dave, plus récemment, et c'est vraiment sur scène que ça prend tout son sens.
En tant que spectateur, on assiste à la fabrication de la musique, étape par étape, ce qui crée une magie qui n'existe pas à l'écoute d'un CD. Et pour le musicien, ça permet d'avoir un fond sonore complexe avec peu de moyens (les musiciens, ça coûte cher et ça boit beaucoup).
Pour en revenir à Projet Vertigo, donc, c'était vraiment chouette d'assister à leurs bricolages. Après, j'ai pas forcément accroché à l'ensemble : j'ai un peu de mal avec les textes en français, qui ne me touchent pas du tout. Du coup, j'aurais bien éteint la voix (pour les chansons en français) et gardé que les instruments, surtout la contrebasse, bien exploitée, à l'archet et en pizz, avec beaucoup d'inventivité. Certaines chansons sont quand même très chouettes, en anglais : Tribute To A Woman et Sad Woman (on peut écouter cette dernière sur leur page Myspace).
Projet Vertigo, une affaire à suivre, en espérant qu'ils cultivent leur côté trash bricolo blues et ne basculent pas dans la chanson.
La conférence a été suivie d'un concert de The Bishops. Pop anglaise menée par deux jumeaux à la basse, à la guitare et au chant, et un batteur tout à fait charmant (moi qui n'avais d'yeux que pour les bassistes, je suis de plus en plus souvent charmée par des batteurs...). La musique ? Bon ben, je l'ai dit, pop anglaise, dans toute sa splendeur. Du beau boulot pour ceux qui aiment (pas moi).
Samedi soir, je me suis laissée voguer vers un bar, le Chatam (je n'y avais jamais mis les pieds, et vu le prix des consos, je ne les remettrai pas de si tôt), qui est assez joli, il faut l'avouer, tout en bois comme un bateau (enfin, du plastique, ça aurait été pas mal non plus, et la bière aurait été moins chère) (I'm in a baaaaad moooood, dirait Tom Waits, excusez du peu).
Bref, je n'y suis pas allée pour raler, mais bien pour un concert, celui des dijonnais de Projet Vertigo. Un guitariste chanteur et un contrebassiste avec une loop box (et qui chante aussi, cet homme là a plus d'un tour dans son sac).
C'est le moment de faire un petit couplet sur la loop box, cet outil merveilleux dont je viens d'apprendre le nom. Alors je ne sais pas exactement comment ça marche, mais en gros, ça permet d'enregistrer un beat (trop jeune, dirait Aude) et de le passer en boucle. Il y a même certaines loop boxes qui permettent d'en enregistrer plusieurs (il me semble) et on peut se faire tout un accompagnement musical tout seul et relativement simplement, ce qui est assez fantastique, quand on y pense. J'en ai déjà vu plusieurs fois en concert, notamment chez Fantazio ou Son of Dave, plus récemment, et c'est vraiment sur scène que ça prend tout son sens.
En tant que spectateur, on assiste à la fabrication de la musique, étape par étape, ce qui crée une magie qui n'existe pas à l'écoute d'un CD. Et pour le musicien, ça permet d'avoir un fond sonore complexe avec peu de moyens (les musiciens, ça coûte cher et ça boit beaucoup).
Pour en revenir à Projet Vertigo, donc, c'était vraiment chouette d'assister à leurs bricolages. Après, j'ai pas forcément accroché à l'ensemble : j'ai un peu de mal avec les textes en français, qui ne me touchent pas du tout. Du coup, j'aurais bien éteint la voix (pour les chansons en français) et gardé que les instruments, surtout la contrebasse, bien exploitée, à l'archet et en pizz, avec beaucoup d'inventivité. Certaines chansons sont quand même très chouettes, en anglais : Tribute To A Woman et Sad Woman (on peut écouter cette dernière sur leur page Myspace).
Projet Vertigo, une affaire à suivre, en espérant qu'ils cultivent leur côté trash bricolo blues et ne basculent pas dans la chanson.
vendredi 8 décembre 2006
Bars en Trans, Mondo Bizarro
Ce soir, Rodeo Massacre et Kid Congo & The Pink Monkey Birds ont joué au Mondo Bizarro, et c'était excellent !
Rodeo Massace, pour commencer, un groupe franco-suédois avec une très jolie chanteuse (genre Niko du Velvet), belle voix en plus, musique chouette, batteur terrible, guitariste pas mal (là, je parle de look, parce que je serais bien en mal de dire si quelqu'un joue bien de la guitare)... Une bonne surprise, un petit air sixties et surtout une belle présence sur scène. J'ai bien apprécié quand ils ont joué accoustique, avec des guitares sèches, en chantant tous ensemble, c'était un break décalé, très sympa.
Kid Congo est un ex en série (dont ex Cramps), mais il n'a, selon moi, pas besoin de toutes ces étiquettes et se suffit à lui-même. Il parle plus qu'il ne chante, mais ça se tient, et ponctue chaque fin de chanson de moulinets avec les bras à la Brigitte Fontaine. La musique des Pink Monkey Birds est assez planante, surf psychédélique mais pas mal rock'n roll, accentuée de méchants larsens. Yeaaaaah !
Rodeo Massace, pour commencer, un groupe franco-suédois avec une très jolie chanteuse (genre Niko du Velvet), belle voix en plus, musique chouette, batteur terrible, guitariste pas mal (là, je parle de look, parce que je serais bien en mal de dire si quelqu'un joue bien de la guitare)... Une bonne surprise, un petit air sixties et surtout une belle présence sur scène. J'ai bien apprécié quand ils ont joué accoustique, avec des guitares sèches, en chantant tous ensemble, c'était un break décalé, très sympa.
Kid Congo est un ex en série (dont ex Cramps), mais il n'a, selon moi, pas besoin de toutes ces étiquettes et se suffit à lui-même. Il parle plus qu'il ne chante, mais ça se tient, et ponctue chaque fin de chanson de moulinets avec les bras à la Brigitte Fontaine. La musique des Pink Monkey Birds est assez planante, surf psychédélique mais pas mal rock'n roll, accentuée de méchants larsens. Yeaaaaah !
jeudi 7 décembre 2006
Son of Dave

Dans le cadre des Transmusicales, concert de Son of Dave aux Champs Libres de Rennes cet après-midi, après une conférence sur le thème "Etre seul en scène".
Une salle de conférence, c'est pas top pour un concert, mais quelle fabuleuse découverte que ce Son of Dave !!! Un fabuleux homme orchestre blues, avec une pointe d'humour et un p'tit verre de blanc !
Allez le découvrir vous même par-là !
Moi aussi j'veux l'faire ! Et quand un musicien donne envie de savoir faire la même chose, c'est vraiment bon signe...
mardi 5 décembre 2006
Give me a "Hey"
Un week-end de folie vient de se terminer après plusieurs concerts, dont deux tout à fait mémorables : King Khan et Jad Wio.
King Khan and the Shrines, c'était dimanche soir au Nouveau Casino. C'était groovy, c'était funky, c'était trash et rock'n roll, c'était dément ! Si King Khan passe dans votre ville, allez-y les yeux fermés - mais rouvrez les une fois sur place pour voir le style inimitable de ce fou dingue. Turban rose, torse nu (ventre rebondi, mais le sieur s'est excusé plusieurs fois auprès des filles pour avoir mangé trop de chease burgers !), colliers fétiches (dents et autres), sceptre orné d'un crâne... Une vraie bête de scène avec ça, avec une énergie d'enfer et un humour libidineux. Le groupe qui l'accompagne n'a pas à rougir non plus : les Shrines ont une bonne humeur communicative. Presque deux heures à se trémousser au son des cuivres, ça vaut vraiment la peine de se déplacer !
Un merveilleux concert, et un after avec le groupe à la Féline, un chouette bar rock de Ménilmontant. King Khan a encore fait des siennes (des photos se sont perdues ce soir là, je ne dirais que ça !) et la population de verres a été décimée au son d'un rock'n roll des plus sixties !
Sans transition, Jad Wio, c'était lundi soir à la Flèche d'or. Et c'est aussi lundi prochain et lundi d'après, car Jad Wio est en résidence, et c'est gratuit !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, la musique du site de Jad Wio ne correspond pas du tout à ce qui est joué sur scène ! Le concert était mille fois mieux !
Je ne vais pas trop en dire sur le groupe, j'aurais trop peur de raconter des bêtises, et si un vrai fan passe par là il me taperait sur les doigts (oui, hier soir, j'y étais avec des vrais fans, qui m'ont présentée à d'autres vrais fans, comme une novice. J'adore. Vous percevrez l'ironie.). Mais en fait, j'm'en fous, j'dis encore ce que je veux sur mon putain de blog, ceux qui sont pas contents n'ont quà pas lire (na !) :
Alors Jad Wio, c'est Bortek (chant et guitare) et Kbye (guitare), plus un ordinateur (tout le reste). Mais c'est surtout un groupe mythique des années 80, punk et glam, qui a fait son come back il y a quelques années. Bortek est absolument hallucinant, androgyne et charmant (quelques photos toutes fraiches du concert sur le forum de Jad Wio). Les textes sont assez sexe, et il y en a pour tous les goûts (il y a même une chanson zoophile, Ophélie).
C'était un excellent show, mais un vieux con me l'a gaché en se frottant contre moi pendant tout le concert... C'est ça de porter une robe en zèbre à un concert zoophile !!!
King Khan and the Shrines, c'était dimanche soir au Nouveau Casino. C'était groovy, c'était funky, c'était trash et rock'n roll, c'était dément ! Si King Khan passe dans votre ville, allez-y les yeux fermés - mais rouvrez les une fois sur place pour voir le style inimitable de ce fou dingue. Turban rose, torse nu (ventre rebondi, mais le sieur s'est excusé plusieurs fois auprès des filles pour avoir mangé trop de chease burgers !), colliers fétiches (dents et autres), sceptre orné d'un crâne... Une vraie bête de scène avec ça, avec une énergie d'enfer et un humour libidineux. Le groupe qui l'accompagne n'a pas à rougir non plus : les Shrines ont une bonne humeur communicative. Presque deux heures à se trémousser au son des cuivres, ça vaut vraiment la peine de se déplacer !
Un merveilleux concert, et un after avec le groupe à la Féline, un chouette bar rock de Ménilmontant. King Khan a encore fait des siennes (des photos se sont perdues ce soir là, je ne dirais que ça !) et la population de verres a été décimée au son d'un rock'n roll des plus sixties !
Sans transition, Jad Wio, c'était lundi soir à la Flèche d'or. Et c'est aussi lundi prochain et lundi d'après, car Jad Wio est en résidence, et c'est gratuit !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, la musique du site de Jad Wio ne correspond pas du tout à ce qui est joué sur scène ! Le concert était mille fois mieux !
Je ne vais pas trop en dire sur le groupe, j'aurais trop peur de raconter des bêtises, et si un vrai fan passe par là il me taperait sur les doigts (oui, hier soir, j'y étais avec des vrais fans, qui m'ont présentée à d'autres vrais fans, comme une novice. J'adore. Vous percevrez l'ironie.). Mais en fait, j'm'en fous, j'dis encore ce que je veux sur mon putain de blog, ceux qui sont pas contents n'ont quà pas lire (na !) :
Alors Jad Wio, c'est Bortek (chant et guitare) et Kbye (guitare), plus un ordinateur (tout le reste). Mais c'est surtout un groupe mythique des années 80, punk et glam, qui a fait son come back il y a quelques années. Bortek est absolument hallucinant, androgyne et charmant (quelques photos toutes fraiches du concert sur le forum de Jad Wio). Les textes sont assez sexe, et il y en a pour tous les goûts (il y a même une chanson zoophile, Ophélie).
C'était un excellent show, mais un vieux con me l'a gaché en se frottant contre moi pendant tout le concert... C'est ça de porter une robe en zèbre à un concert zoophile !!!
mardi 28 novembre 2006
Antisocial
Par ici la video d'antisocial par Violon Profond, du collectif lillois Trash et Tradition.
C'est un peu long à charger, mais on ne regrette pas !
C'est un peu long à charger, mais on ne regrette pas !
lundi 27 novembre 2006
We Girls Rock Too !!!

You Guys Rock, c'est le vendredi sur RCV (radio lilloise) entre minuit et deux heures.
C'est aussi à télécharger sur le site d'Afrojaws et sur You Guys Rock (donc).
Let's dance !
dimanche 26 novembre 2006
Banane Metalik / G-String
C'était hier soir au Mondo Bizarro. J'y suis allée un peu par hasard, like a bad girl should, en stage d'observation de contrebasse, dirais-je. J'ai mis un pull à rayures rouges et noires que je venais de finir de tricoter (trop trash, la nana), et je ne me suis pas trompée sur le coup... Les rayures étaient in.
On en revient toujours à la taille du Mondo Bizarro, c'est trop petit.
Pour le début, je ne me suis pas fait avoir comme la veille et me suis collée tout devant. C'était super pour la première partie (G-String), parce que je pouvais bien voir la contrebasse (et le contrebassiste dégoulinant de sueur), un vrai numéro de cirque, soit dit en passant, section acrobates (peut-être que j'ajouterai des croquis si j'ai le temps).
La musique était, disons, basique, mais pas mal du tout, avec une très bonne énergie sur scène.
Banane Metalik a tout déchiré, tant et si bien que je n'ai pas réussi à rester devant, et à partir de là, j'ai encore plus lutté dans le bar pour essayer de tenir debout au milieu de cette faune d'excités, sans plus pouvoir suivre le concert. J'ai lâché l'affaire et je suis partie, avec quand même une excellente humeur et aucune déception de ce concert dont je n'attendais rien !
Comme quoi, faut parfois se laisser surprendre.
On en revient toujours à la taille du Mondo Bizarro, c'est trop petit.
Pour le début, je ne me suis pas fait avoir comme la veille et me suis collée tout devant. C'était super pour la première partie (G-String), parce que je pouvais bien voir la contrebasse (et le contrebassiste dégoulinant de sueur), un vrai numéro de cirque, soit dit en passant, section acrobates (peut-être que j'ajouterai des croquis si j'ai le temps).
La musique était, disons, basique, mais pas mal du tout, avec une très bonne énergie sur scène.
Banane Metalik a tout déchiré, tant et si bien que je n'ai pas réussi à rester devant, et à partir de là, j'ai encore plus lutté dans le bar pour essayer de tenir debout au milieu de cette faune d'excités, sans plus pouvoir suivre le concert. J'ai lâché l'affaire et je suis partie, avec quand même une excellente humeur et aucune déception de ce concert dont je n'attendais rien !
Comme quoi, faut parfois se laisser surprendre.
samedi 25 novembre 2006
The Lords of Who ?

Hier soir, concert de The Lords of Altamont.
On dit que tout vient à point à qui sait attendre, mais des fois, quand on attend trop trop trop, il se peut qu'on soit surtout trop trop trop déçu à l'arrivée.
Voici ce que me dis le courier des lecteurs : "Finalement le concert de Lords Of Altamont a eu lieu (pour la quatrième fois en deux ans au Mondo Bizarro si j'ai bien compris). C'était bien et mal, je m'explique : bien parce qu'ils sont passés après arctarus et sa bande (le groupe de première partie était déguisé à la Golgorak, sans avoir une musique à la mesure de la puissance des fulgoro poings, bref). En comparaison, le style vestimentaire médiocre de nos seigneurs ne s'en est donc pas ressenti. Mal car musicalement (...). En résumé, c'est à chier mais les gens étaient contents, moi aussi finalement."
Le première partie, donc, c'était le bal costumé, probablement pour cacher un certain manque de charisme. Tout le monde n'est pas Texas Terri Bomb, et tout le monde ne fait pas peur quand il monte sur le bar, même avec un masque de serpent (je cherche encore l'analogie avec leur nom, Bikini Men, mais passons).
Mais la musique n'était pas si mauvaise, dans le genre surf rock gentil à deux balles. Sauf quand il a essayé de chanter. Get a singer please.
Pour les Lords, je suis dubitative. Est-ce moi qui ne suis pas adaptée au Mondo Bizarro, ou le Mondo Bizarro qui n'est vraiment pas adapté à ce type de concert ? Il y avait vraiment beaucoup trop de monde pour une salle qui fait deux fois mon salon. Je n'ai rien vu, rien entendu, alors je suis partu... au bout de 10 minutes. Pour un concert que je voulais vraiment voir, ça fait mal. Une grande déception, donc. C'est un peu la faute à pas de bol, dans ma série poisseuse des concerts ratés. Suis-je devenue trop exigeante ?
jeudi 23 novembre 2006
Ci Né Ma
Shortbus de John Cameron Mitchell.
Magnifique.
J'avoue que j'avais un peu peur que ça soit glauque ou trop cru, mais c'est très bien dosé.
La réalisation est très chouette, avec des glissements aériens sur une maquette naïve et colorée de New York, qui donnent un petit air à la fois universel et innocent à tout ça.
Un film qui invite à se libérer, à déculpabiliser et à se prendre en main ! (sans jeu de mot).
Tout ça arrosé de quelques litres de s...uper musique ! Qu'on peut écouter sur le site du film. Les plus prudes sauront au moins s'en délecter (ma préférée: "The End", magnifique scène de fin du film).
Magnifique.
J'avoue que j'avais un peu peur que ça soit glauque ou trop cru, mais c'est très bien dosé.
La réalisation est très chouette, avec des glissements aériens sur une maquette naïve et colorée de New York, qui donnent un petit air à la fois universel et innocent à tout ça.
Un film qui invite à se libérer, à déculpabiliser et à se prendre en main ! (sans jeu de mot).
Tout ça arrosé de quelques litres de s...uper musique ! Qu'on peut écouter sur le site du film. Les plus prudes sauront au moins s'en délecter (ma préférée: "The End", magnifique scène de fin du film).
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