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Outre le rapport évident à l'Etrange Noël de Monsieur Jack ou Nightmare before Christmas, quelques scènes m'ont rappelé Beetlejuice,La semaine dernière, j'ai téléphoné à une amie (Marie), mais elle n'était pas là. C'est son cher et tendre (Vincent), qui a décroché le coquillage. Nous en avons profité pour parler d'avenir et de nos chances respectives d'entrer dans la légende...
A vrai dire, quand on ne joue pas d'un instrument (lui si, mais moi non), et qu'on n'a pas de groupe susceptible d'avoir du succès, ou même pas de groupe du tout, on a peu chance de devenir une rock star.
Une possibilité, dans mon cas au moins, serait de devenir femme de rock star. Mais quand on connaît le penchant de ces messieurs pour les tops models, mes chances s'amenuisent encore considérablement.
D'autant que je ne supporterai pas d'être dans l'ombre d'un homme, si rock star soit il, et mon tempérament normalement peu jaloux se réveillerait en voyant les groupies se remettre les mèches derrière les oreilles en clignant bêtement des cils. Non mesdames, on ne bave pas sur mon mari, merci.
Hier soir, la prestations de DAAU était fantastique. Un violon, un violoncelle, une contrebasse, une batterie, une clarinette et, the last but not the least, un accordéon.
Et quel accordéoniste.
Un génie.
En le regardant, si beau soit-il (non Anne, il ne ressemble pas à un chameau), je me suis bien rendue compte que je n'ai aucune envie de pourrir à l'ombre d'un génie. Il ne me l'a pas demandé non plus, vous me direz. De toute façon, il ne voyait personne, sauf ses co-musiciens.
Mais là n'est pas la question.
Le pire, c'est qu'une femme de rock star a plus de chance d'être détestée qu'appréciée (dans ces cas là, chacun a son mot à dire: elle est moche, elle est conne, qu'est ce qu'il fout avec ce tas, j'aurais encore préféré lui donner ma mère plutôt que de le voir gâcher sa vie avec cette pimbêche.). Courtney Love et Yoko Ono sont deux bons exemples de cette théorie.
Je préfèrerai qu'on m'aime un peu, quand même.
Alors non, Vincent, la rock star qui m'épousera n'est pas encore née.
Il n'y a pas de raccourci sur la route en briques jaunes.
Le Carnet rouge, c'est un livre de Paul Auster qui répertorie un certain nombre d'anecdotes relevant du hasard, des coïncidences et du fait troublant, quelques aspects de la vie très présents dans l'univers de l'écrivain.
Je dois avouer que je suis souvent touchée aussi par ce genre de choses. Je suis même souvent assez naïve pour vouloir les interpréter comme des signes (…des présages ou des accords !).
Je me souviens par exemple d'avoir emprunté deux livres à la bibliothèque, tout à fait au hasard, et l'un faisait référence au second (malheureusement, je suis bien incapable de me rappeler des titres).
Voilà un autre exemple, qui n'a pas lieu d'être interprété, mais qui est assez récent pour être raconté plus en détails.
Un de mes anciens colocataires, Danny, organise avec quelques amis à lui un festival de courts métrages: Short Shots ("La vie est trop courte pour les longs films"). Ca se passe le premier jeudi de chaque mois, où 5 ou 6 films regroupés sous un thème sont projetés et soumis au vote du public (les réalisateurs sont présents, le plus souvent, et répondent aux questions souvent connes de la présentatrice ou du public). Début Septembre, c'était la première édition "pour du vrai", sur le thème de la cruauté humaine.
Il y avait entre autre un film suisse, "Am Ende des Dorfes" ("Au bout du village"), qui racontait le quotidien d'une petite fille dont la grand-mère perd la boule.
La vieille dame vient systématiquement en peignoir rose chercher la gamine à l'arrêt du bus scolaire, lui collant la honte devant ses camarades de classe, qui s'amusent à courir derrière elle en chantant "Rosa Frau, rosa Frau" ("femme rose, femme rose"), avec l'accent suisse (r roulé), c'est tout à fait charmant.
(le film était d'ailleurs sous titré, car le "Schwytzerdütsch" est aussi incompréhensible pour les berlinois que le ch'timi du nord pour les parisiens)
Enfin bref, je ne raconte pas tout, mais j'ai beaucoup aimé ce film, malgré la mauvaise qualité de la projection (c'était pas le bon format, ou quelque chose comme ça).
A la fin, le réalisateur (très sympa, mais j'ai pas retrouvé son nom) a répondu à quelques questions, avec un accent beaucoup plus léger que dans le film.
Après ça, je dois dire que j'ai souvent chantonné Rosa Frau, rosa Frau.
La semaine dernière (comme certains auront remarqué sur ce blog), je suis allée voir Broken Flowers, où il est aussi beaucoup question de femmes et de rose. C'est seulement en quittant la salle à la fin du film que Nico a vu que le réalisateur de "Am Ende des Dorfes" avait aussi assisté à cette séance.
Je n'ai pas osé aller lui demander s'il s'était senti lié à Jim Jarmush après la coïncidence de sa femme rose et la recherche de Don Johnston d'une femme qui écrit sur du papier rose.
La chute (tant attendue mais un peu plate), c'est que je me suis rappelée de cette histoire en répondant au commentaire de Pierre sur la photo de Lille is sexy, qui représente…
une femme en rose !
Don't Come Knocking, c'est le nouveau film de Wim Wenders, que j'ai vu hier soir et qui m'a bien plus (le film, pas Wenders). 



EXTERIEUR ZEBRE.