samedi 23 février 2008
funky loosy wenesday night
Pendant la pause, ils ont mis un disque de Finley Quaye... Décidément, encore un rappel de mes années lycée.
Ensuite, c'était The Heavy. Je ne connaissais pas, mais le clip qui était sur le site du Grd Mix me plaisait bien.
J'ai bien aimé les 10 premières minutes, après, ça m'a ennuyée, et je suis partie au bout de 25 minutes...
Il y a des soirs avec, et des soirs sans.
mercredi 20 février 2008
Smashing Surprise
Hier soir, j’ai vu les Smashing Pumpkins au Forest National à Bruxelles.
En fait, deux heures avant, je ne savais même pas qu’ils s’étaient reformés, et encore moins que j’irais les voir. Un ami m’y a invitée par surprise. C'est-à-dire qu’au lycée, j’adorais les Smashing Pumpkins. Entre temps, ma passion s’est plus que tarie, mais c’était quand même marrant de réentendre quelques tubes.
Avant de parler de la musique, quelques mots sur la salle. C’était la première fois (et peut-être la dernière) que j’allais dans une salle aussi grande. C’est une salle ronde. Entourée de deux étages de fauteuils, la fosse peut accueillir environ 3000 personnes (au pif, j’ai pas compté, même si j’aurais pu parce que le public ne bougeait pas beaucoup… Par moments, on aurait cru regarder l’armée chinoise en terre cuite). Au dessus, il y a une énorme boule Coca-Cola avec un bandeau lumineux qui tourne, rappelant que le lieu est non-fumeur.
D’ailleurs, depuis que les salles de concert sont non-fumeur, on a beaucoup moins de ringards qui allument leurs briquets pendant les slows. Oui, mais maintenant, il y a mieux : les téléphones portables. Regarder la fosse depuis les fauteuils pendant un concert, c’est un peu comme de regarder le ciel au crépuscule. On balaye distraitement le ciel des yeux et on aperçoit une étoile (un téléphone portable), puis une autre, et une autre, et une autre, jusqu’à ce que le regard embrasse la vue dans son ensemble et qu’on se rende compte que le ciel est plein d’étoiles. Les étoiles filantes sont les rares briquets qui allument les rares clopes des rares impertinents qui osent encore fumer. J’ai fait quelques vœux hier soir.
Sur la scène, il y avait deux magasins de guitares. C’est normal, quand on en change à chaque chanson…
Après une première partie sans intérêt, les Smash sont arrivés. La bassiste portait une robe tutu noir et rouge, et des cuissardes à talons aiguilles noires. Très joli, d’après ce que je pouvais en voir (de là où on était, elle faisait 5 cm, le chanteur 7).
Le chanteur portait une horrible jupe longue argentée, des espèces de chaussures gothiques compensées, et un t-shirt moulant à longues manches, vert-de-gris. Dans cet accoutrement, avec son crâne rasé, et son grand corps tout maigre, il m’a fait penser à Spock, à Nosferatu et à un grand gourou. Il danse en plus comme le dernier des kékés. Mais, avouons-le, il a une super voix.
Dans l’ensemble, je dois dire que les titres ont été bien exécutés. Le son n’était pas mauvais, bien qu’un peu aigu. C’est une grosse machine bien huilée. Un peu trop. Par moments, la musique frôlait le heavy metal, et avec le jeu de lumières, j’ai cru être à un concert de Ramstein. Et vas-y que je te fais des solos suraigus et que je me branle sur ma guitare et que je fais du larsen pendant dix minutes. La grosse démonstration de puissance, style « Hey, t’as vu tout qu’est-ce que je sais faire avec ma guitare et mes lumières ».
Ça n’est pas tout à fait pour ce genre-là que j’aimais les Smashing Pumpkins, mais plutôt pour les chansons tranquilles et mélancoliques : "Lily", très bien jouée, "1979", magnifique version acoustique par le chanteur tout seul... Par contre, "The World is a Vampire" a été massacrée. Chantée sans aucune conviction, ça faisait vraiment « bon, allez, je vous la fais, mais ça me fait vraiment chier ».
Au final, je suis un peu perplexe. D’un côté, je ne vois pas l’intérêt de voir un concert dans une aussi grande salle. Quand on n’est pas dans la fosse, on a l’impression de regarder la télé. C’était un peu chiant, et je n’étais pas tout à fait mécontente qu’une seule chanson soit jouée au rappel (même si ça n’était pas celle que je voulais, "Bodies" avec le refrain qui dit "Love is Suicide"...).
D’un autre côté, je suis quand même contente de les avoir vus… et puis bon, je ne vais pas cracher dans la soupe, c’était tout compte fait une chouette virée surprise.
dimanche 17 février 2008
Rockin' and Rollin' Saturday Night
Ensuite ont joué les Flash Express, un rock très énergique, assez proche de Jon Spencer Blues Explosion, pour donner une référence. Il y avait quelques petits changements de registres que je n'ai pas trouvés terribles, mais dans l'ensemble, ça bougeait bien, rien à redire.
Ils sont restés sur la scène pour accompagner André Williams, qui est arrivé dans un horrible costume trois pièces à rayures bleu électrique ton sur ton, avec une chemise en soie (?) rouge de chez rouge... Ce mauvais goût revendiqué lui conférait une sorte de classe, pas tout à fait étrangère non plus à son maintien nonchalant, ponctué de quelques mouvements de déhanchés évocateurs...
Ces détails scéniques mis à part, le set était vraiment excellent, super énergique (l'énergie venant, à vrai dire, des musiciens, le pauvre André a eu beaucoup de mal à tenir pendant la durée du concert), et surtout super sexy.
mercredi 30 janvier 2008
Saturday Night Fever
Début de soirée, donc, rock'n roll version classique, en provenance du pays des cowboys. La première partie était assurée par les canadiens The Sadies. Un petit côté country, sans grande audace. Un bon orchestre de mariage : ils mettent l'ambiance, mais ne cassent pas la baraque.
Heavy Trash, à proprement parler, c'est seulement Jon Spencer et Matt Verta-Ray. Pour les concerts, ils s'acoquinent avec les groupes qui assurent leur première partie (parfois Power Solo, parfois The Sadies).
Pour la suite, Jon Spencer et Matt Verta-Ray ont donc rejoint les Sadies sur scène, avec leur répertoire à eux, un rock teinté de rockab, à la fois propre et sexy... C'était pas aussi bien qu'avec Power Solo, mais bon, c'était super quand même, grâce au charisme légendaire de Jon Spencer.
Après ça, déplacement en bande à la Cave aux Poètes, pour l'électro-rock de Genjini, au pays des chaussures et des vestes Adidas. Un super set (sans doute le meilleur des trois que j'ai vus), malgré un plantage informatique. Mais comme dirait Dominique (la géniale chanteuse), quand une corde casse, le public n'a pas le choix, il attend. Alors on a attendu patiemment et ça valait la peine. On a dansé comme des petits fous et tout le monde était content.
Comme quoi, dans la vie, faut pas être sectaire. On peut aimer le cuir, les bottes, et aussi les baskets, et comme ça, on a vachement plus d'occasions de s'amuser dans la vie. Et ouais.
lundi 21 janvier 2008
Un plus grand plouf
Hier soir, ciné : A Bigger Splash, un film autour de l’artiste David Hockney et de son tableau du même nom. Je ne dirais pas que c’est un mauvais film… Mais diable, qu’il est chiant. Une heure et demie de soupirs. Il ne se passe pas grand-chose dans la vie de Hockney, tout comme dans celle de ses amis. Tout le monde s’emmerde et tout le monde se demande ce que David en pense. Mais David n’a pas l’air de penser beaucoup plus loin que les pointes de ses cheveux platine. Il étale ses couleurs vives avec anxiété. J’aurais aimé que le film fasse une part plus belle à la peinture et à l’art, plutôt qu’à tout ce petit monde qui gravite autour de l’artiste.
Comme j’ai un peu de retard dans mes chroniques ciné, en voilà de brèves, dans le désordre :
Into the Wild de Sean Penn : Excellent film. La fin est parfaite.
J’avais lu il y a quelques années un article sur Sean Penn (je n’arrive pas à me rappeler si c’était dans Vogue ou Courrier International !!!), qui faisait état de son engagement politique à l’encontre du gouvernement Bush. On retrouve dans le film, en arrière plan, une critique acerbe de la société américaine. Surconsommation, fermeture des frontières (notamment mexicaines), interventionnisme militaire, extrême pauvreté de certains américains… tout y passe.
Ceci mis à part, c’est une superbe aventure à travers les USA, et les dingues de road-movies n’auront qu’une envie : partir sur les traces d’Alexander Supertramp.
La Visite de la Fanfare (Israël): Pas mal, mais j’ai regretté que ça n’aille pas plus loin. Certaines scènes du début sont hilarantes, mais le film m’a un peu laissée sur ma faim. C’est comme si le réalisateur n’avait pas eu assez de sous pour dire tout ce qu’il voulait.
California Dreamin’ (Roumanie) : Bon film, même si ça sent un peu le déjà vu (Kusturica).
XXY (Argentine) : Bon film, très sensible, autour d’une ado hermaphrodite. Le film reste toujours très décent et ne tombe pas dans un show à la Elephantman. Le sujet est traité avec beaucoup de délicatesse, mais je crois que si la fille avait eu une tache de naissance sur le visage, des lunettes en cul de bouteille, ou tout autre marque de différence, le film aurait pu être le même. Cette fille traverse la même crise que tous les ados, finalement. Affirmer sa personnalité, apprendre à aimer et être aimé, etc.
Cela dit, si j’ai apprécié le film, c’est en grande partie grâce à l’actrice principale, magnifique.
Cowboy, de Benoît Mariage (Belgique) : un film à chier, à chier, à chier. C’est pas marrant, c’est long, c’est niais, bref : un navet.
mardi 8 janvier 2008
*******G*E*N*J*I*N*I*******L*I*V*E*********
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20h30
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G*E*N*J*I*N*I
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SUR
*MYGROOVYPOD*
vendredi 4 janvier 2008
dimanche 30 décembre 2007
L'amour au temps de la cybernétique
Et puis jeudi soir … je ne sais pas, la curiosité peut-être ? J’ai failli y aller. Heureusement, j’ai eu la présence d’esprit de regarder la bande-annonce sur internet. Et elle était tellement mauvaise que j’ai choisi d’aller voir un autre film : Je suis un cyborg, de Park Chan-Wok (réalisateur de Old Boy, dans un tout autre genre).
Par le plus grand des hasards, Je suis un cyborg et L’amour aux temps du choléra étaient projetés dans la même salle. J’y suis entrée trop tôt et j’ai pu voir les dernières minutes mélodramatiques et le générique de ce dernier … avec une musique originale de Shakira. J’étais vraiment soulagée de ne pas avoir perdu mon temps avec un film pareil.
Je suis un cyborg, c’est une histoire de fous, à proprement parler. Un film coréen à la fois absurde, original et mignon. Je ne le conseille à personne (comme chacun sait, j’ai des goûts de chiottes), mais j’ai passé un bon moment.
J’ai dit un film coréen… Je devrais préciser sud-coréen. Parce que cette semaine est sorti le premier film nord-coréen, Journal d’une jeune nord-coréenne. Pour ceux qui aiment les films de propagande, c’est sûrement très bien. Moi, ça m’attire aussi peu que les mauvaises adaptations d’excellents romans (j’irai peut-être le voir quand même, dans un moment de faiblesse).
dimanche 16 décembre 2007
The Ex / Getatchew Mekuria and Friends
Jeudi soir à Recyclart à Bruxelles, encore une claque de The Ex.
Mais avant, il a fallu subir le show stroboscopique merdique de Killl. Comment décrire ça ? J'ai pas le courage, et je vais être vraiment très très méchante, alors... Bon, allez, ça fera sûrement rire quelqu'un.
On prend des mauvais musiciens de métal, avec tout le décorum : mal habillés, gras du bide, mines patibulaires, air inspiré dans le solo de guitare à deux francs. On ajoute une batterie ridiculement petite avec un batteur à deux coups la minute, un gars avec une table de mixage, qui, apparemment, maitrise aussi les stroboscopes comme pas deux, et un décor de cirque super moche pour réhausser le son et lumière. Résultat : on tient deux minutes et on va boire un coup au bar en attendant la suite.
Heureusement, la suite était sans comparaison.
The Ex, c'est toujours super. Cette fois, c'était avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria.
C'était l'énergie de The Ex avec le groove du son éthiopien, un effet assez seventies, mais toujours décalé. Le chanteur était assez en retrait, seul regret pour ce set.
Cela dit, c'est vraiment agréable de les voir sur scène, on sent une vraie alchimie entre les musiciens, beaucoup de plaisir et de respect mutuel, et ça passe toujours trop vite.
Vivement la prochaine fois.
vendredi 7 décembre 2007
Le gentil petit club de motocyclette
J'ai déjà pu appliquer cette nouvelle règle mercredi soir au bal rock de la Malterie. Au bout de vingt minutes, j'avais la tête comme une pastèque tellement c'était mauvais. J'ai repensé à mes yaourts et je me suis cassée sans demander mon reste. J'ai trop peu de temps libre pour m'emmerder dans des soirées pareilles.
Hier soir, j'ai tenu un peu plus longtemps au Grand Mix, où jouait Black Rebel Motorcycle Club. Il sont bien gentils, ils s'habillent en noir, et ne font plus peur à personne. C'est lourd, sans énergie, ça ne décolle pas du plancher. Ils font ce qu'ils peuvent, mais ils ne sont pas Jon Spencer.
Quand le chanteur cheveux mi-longs (il y a aussi le chanteur cheveux courts, les deux ayant des voix de faussets) a sorti sa guitare accoustique et son harmonica pour nous chanter une petite ballade, une fille à côté de moi est tombée dans les pommes. Syndrôme de Stendhal ou ennui extrème ?
Je l'avoue, je ne venais que pour une seule chanson : Red Eyes and Tears. Ils l'ont jouée et ça m'a vraiment fait plaisir. Rien que pour ça, je suis contente d'y être allée. Seulement, je me suis dit : "Après ça, il ne pourra plus rien arriver de bien." Confirmation lorsque le chanteur cheveux-courts a, à son tour, sorti sa guitare accoustique pour nous ballader. C'est là que je suis partie, sans regret.
Maintenant, il est temps d'avouer un truc horrible : le rock'n roll, je n'y crois plus.
vendredi 30 novembre 2007
My Blueberry Nights
C'est l'histoire d'une fille qui part en voyage pour oublier un chagrin d'amour (...).
Avec My Blueberry Nights, Wong Kar Wai signe un film américain, avec des acteurs anglo-saxons et de la musique folk (de Norah Jones, aussi premier rôle), tout en gardant sa touche personnelle.
C'est un film américain, parce que c'est très bavard, un peu trop, et plutôt didactique : tout est dit, expliqué, on n'en a pas vraiment besoin. Le temps se déroule de façon linéaire, avec une structure plus occidentale. Ces caractéristiques le rendent plus accessible à un public non-averti.
Quelque part, je comprends que Wonk Kar Wai puisse avoir eu envie d'élargir son public (encore que, je ne sais pas si ça peut marcher, ça reste un film décalé), mais j'espère que cette expérience américaine ne se systématisera pas chez lui.
Il faut quand même dire qu'il ne se trahit pas : c'est un très beau film, avec de belles images, de belles couleurs, un rythme efficace et une tendresse désespérée. Les amoureux du genre ne seront pas déçus, la crème anglaise prend bien sur la tarte aux myrtilles.
dimanche 18 novembre 2007
Un navet signé Coppola
Il y a des films mal ficelés, il y a des films mal réalisés, il y a des films avec une mauvaise musique, des films où on s'emmerde, des films où on s'endort, des films qui finissent par nous faire rire tellement ils sont mauvais.
L'homme sans âge capitalise tous ces défauts.
Ce film est une merde absolue. C'est chiant, c'est con, ça pue le fric, on s'emmerde du début à la fin. L'histoire est complètement nulle et improbable, toute en lourdeur. Le mélange des genres historique / philosophique / métaphysique / parapsychologique / romantique / etc / etc ... est une soupe infâme, à ne déguster sous aucun prétexte.
J'en ai dit assez ? N'Y ALLEZ PAS !
C'est le genre de films qui nous font maudire le moment où on s'est dit : "Et si on allait au cinéma ce soir ?".
jeudi 15 novembre 2007
De l'autre côté
J'étais très très impatiente de voir ce film, car j'aime beaucoup ce réalisateur. Ca m'a plu, malgré quelques réserves. La première, c'est la musique. Pour Gegen die Wand (Head On) et Crossing the Bridge, la musique était confiée à Alexander Hacke. Une musique plutôt rock, qui donne à ces deux films un rythme et une puissance particuliers.
Dans De l'autre côté, il n'y a pas ça, la musique est chiante, sans audace. J'ai compris au générique : qui a fait la musique : ce kéké de Shantel. Alors ça, c'est une déception.
Une autre déception, plus petite, c'est qu'il n'y a pas Byrol Unel. Ou peut-être une apparition en dj ou en flic, mais je ne suis même pas sûre.
Celà dit, le scénario est plutôt bien ficelé. Alors allez-y.
dimanche 11 novembre 2007
Nervous Cabaret
Jeudi soir sur la petite scène de la Cave aux Poètes, très bonne surprise avec Nervous Cabaret.
Un brass band new yorkais plutôt speed, avec des rythmes très rock et un chanteur charismatique au poil artistiquement taillé. Sa voix est cassée, mais pas rauque. Quelque chose à la Joe Strummer, qui tombe un peu dans le reggae par moment (seulement la voix, pas la musique).
Certaines intros aux cuivres rappellent un peu Ex Orkest, mais c'est là que le côté expérimental s'arrête. Certains morceaux particulièrement tendus m'ont énormément plu, d'autres, plus pop et mélancholiques, m'ont plutôt lassée.
Dans l'ensemble, un super concert.
mercredi 7 novembre 2007
Il est sorti !
Il est tout pourri, il est photocopié de travers, mais il est déjà dans quelques boîtes aux lettres, et bientôt dans quelques lieux que le hasard de mes périgrinations choisira pour moi...
Y n' aura pas pour tout le monde, alors ç'ui qu'en veut, y'a qu'à le dire vite.
dimanche 4 novembre 2007
Hommage à un paternel anarchié
Gérald, personnage bien connu de la scène alternative lilloise, n'a pas bien connu son père, Paulo Anarkao. En pleine crise existentielle, il a eu besoin de retrouver ses origines, et a décidé d'aller voir son paternel pendant une dizaine de jours, histoire de faire connaissance, et de faire un film, d'une pierre deux coups.
Bon, apparemment, c'est pas vraiment son père, mais qu'importe.
Juste avant la projection, Gérald a annoncé la couleur : "Le film dure une heure vingt, et le bar sera fermé pendant la projection." Mouvement général de panique, sentiment de prise au piège : une heure vingt, putain, on va jamais tenir. On s'est tous plus ou moins affalés sur nos chaises de jardin, dans l'attente d'un supplice de réflexions intellos à la mords-moi-le-noeud.
Mais surprise : c'était une heure vingt de poilade complète, un ramassis de conneries, un concentré de théories vaseuses, et des répliques puantes, mais bien senties. C'est un peu un épisode-fiction de streap-tease, en plus trash.
Alors pour le coup, on dit bravo Gérald, et on lève son chapeau. Si on n'a pas trop mal au ventre à force de rigoler, on peut même esquisser une courbette (enfin, dans la limite de la décence, ces salauds-là pourrait l'interpréter de travers).
samedi 3 novembre 2007
Chacun son cinéma
C'est alléchant, non ?
Ben, en fait, c'est surtout très chiant.
3 minutes, c'est court. Mais pour une pub, c'est long.
Ce film donne un peu l'impression de regarder les pubs pendant une heure et demie. C'est très, très fatigant, et les mêmes trucs reviennent un peu tout le temps : une histoire dans une salle de cinéma, l'émerveillement, les larmes, etc.
Cependant, quelques-uns sont plutôt chouettes. Pour ce dont je me souviens, voici les réalisateurs dont j'ai préféré les films :
- Wong Kar Wai
- Takeshi Kitano
- Olivier Assayas
- Roman Polanski
- Les frères Dardennes
- Ken Loach
- Nanni Moretti
- Wim Wenders
Ca fait déjà une belle liste.
Pour les plus décevants, voire mauvais :
- Gus Van Sant
- Youssef Chahine
- Jane Campion
- Amos Gitaï
Mais tout ceci n'est sûrement qu'une affaire de goût (la liste des bons points comprend quelques-uns de mes réalisateurs préférés...).
lundi 29 octobre 2007
CD is Future !
Il a fallu attendre jusque 2h30 pour pouvoir enfin remuer dignement des pieds et des mains et de tout ce qu'il y a entre les deux, mais qu'est ce que ça vallait le coup d'attendre !
Avant nos deux super(bes)héros, il y avait du dub step machin chose grime (pas encore compris les sigles, mais je sais que je n'aime pas, alors je ne vais pas creuser).
Mais ça, on s'en contrebalance.
Ce qui compte :
- le cadre était super (une chapelle restaurée mais pas trop, avec un bel éclairage rouge),
- l'ambiance était sympa (... Bon, ça sentait les études supérieures en art, un public assez hétérogène, classe moyenne avec culture bourgeoise... Va comprendre Charles.),
- la musique était chouette (celle pour laquelle j'y suis allée, en tout cas),
- les consos n'étaient pas chères,
alors que demander de plus ?
On a même croisé Spiderman dans le Vieux Lille avant de partir, alors, franchement, si ça, c'était pas une soirée réussie, je ne sais pas quoi dire (même si, en l'occurence, là, je ne sais vraiment pas quoi dire).
vendredi 26 octobre 2007
Today is the Day
L'essentiel, c'est que je continue à sortir et voir des choses intéressantes, et je vais tenter de résumer ici ces deux derniers mois, dans le désordre.
Pour les concerts, je l'avais déjà dit et cela semble se confirmer, Lille est moins rock'n roll que Rennes, et les concerts sont relativement rares. Après, c'est sûr, on en trouve, mais c'est pas comme à Rennes, où on avait une concentration de tous les genres du rock au Mondo Bizarro, et il n'y avait qu'à se pointer et rocker. Ici, c'est plus complexe. Il y a plusieurs lieux, et chacun s'est attribué sa spécialité (enfin, c'est mon impression).
Enfin, tout ça, c'est juste histoire de dire que j'ai un peu levé le pied côté concert de rock, faut croire que je suis arrivée à saturation cette année, avec quelques concerts vraiment mauvais.
Mais je m'égare, parlons plutôt des faits.
Le 28 septembre, il y avait la Pieuvre à la Malterie. J'ai déjà parlé de la Pieuvre en juin... Ben là, j'ai rien vu du concert, parce que je travaillais pour le Crime (je déchirais le talon des tickets à l'entrée, un poste important...). Mais à la tête des gens, je suis sûre que c'était vraiment super chouette.
Le 10 octobre, pour Crim-Crum, le "faux"-festival du Crime et de Circum (en partenariat avec les chants mécaniques), j'ai re-travaillé pour le Crime, mais cette fois, il y avait moins de monde, et j'ai pu voir Hué / Circum : 3 musiciens traditionnels vietnamiens et 4 musiciens d'influence jazz/rock/impro/expérimentale français, équipés chacun des instruments de leur répertoire. Alors, je ne vais pas rentrer dans le détail (même si j'ai des choses à dire, n'en doutez pas), mais j'ai bien aimé les dissonances entre les instruments vietnamiens (des trucs bizarres aux sons très aigus) et les autres (guitare, basse, saxo, batterie). Pendant le concert, je fermais les yeux et imaginais le film qui irait avec cette musique. Ca serait un film avec peu de dialogues, où il pleut beaucoup, mais une pluie tiède et joyeuse, avec beaucoup de lumière. Un film avec des plans fixes, en plongée, sur des gens bien habillés qui courent sous la pluie. Ca pourrait être un film de Jarmush ou de Wong Kar Wai, une histoire d'amour impossible entre orient et occident. Enfin, c'est un peu facile, mais c'est l'effet que ce concert m'a fait.
Moins poétique et plus série Z, Messer Chups le 13 octobre, encore à la Malterie (on est adhérant, ou on l'est pas). Pour du surf, c'était pas mal du tout. Certains ont critiqué la bassiste : elle pourrait moins soigner son look (hyper sexy, ensemble bustier et mini-short à paillettes rouges, long cheveux noirs, frange, etc) et jouer un peu mieux. Moi je dis : franchement, j'en ai rien à foutre qu'elle joue bien ou pas bien, du moment que l'ensemble rocke à mort, et qu'on n'aie pas le temps de s'emmerder pendant le set (ouh la, je suis contaminée par le langage dj, au secours !). Donc, je me suis bien amusée, j'ai bien dansé, et c'est tout ce que je demandais, alors c'est bien.
Ah, j'ai oublié une date entre les deux : le 11 octobre, Irmin Schmidt, ex Can, a fait une petite prestation minable avec son gendre Kumo (si je me souviens bien) à la Maison Folie de Moulins, dans le cadre des Chants Mécaniques. Ben, le Irmin, il ferait mieux de vendre des cuisines, maintenant, parce qu'on n'a pas besoin de lui pour ré-écouter Can, on peut le faire nous-mêmes chez nous.
Bon, je suis méchante, mais c'était vraiment chiant.
Bref. C'est à peu près tout pour les concerts. Ah, j'oubliais, en septembre, je suis allée au Name à la Condition Publique à Roubaix. Ca faisait des années que je n'étais pas allée dans une soirée électro, et c'était super rigolo (surtout le trajet en bus-navette). La musique... J'en sais rien, j'y connais rien... Ca ne me touche pas spécialement, mais pour danser, c'est super.
Bon, sinon, j'ai vu quelques films au cinéma ces derniers temps, appréciations rapides :
- La question humaine : pas mal, un peu chiant.
- Mon frère est fils unique : très chouette.
- Control : excellentes scènes de musique, le reste est un peu basique.
- This is England : très chouette.
- Le dernier tango à Paris : un traumatisme.
Et j'ai acheté des disques (et là, j'ai une anecdote marrante, mais ça sera pour le prochain post, ...ou pas), et lu des livres, mais bon, je crois que je vais raconter tout ça dans "Célionne, le fanzine qui n'est pas paru en octobre parce que sa rédactrice mène une vie de patachon", numéro de novembre (le titre est susceptible de changer).
Ben voilà, c'était pas si dur de s'y remettre !
