dimanche 28 juin 2009

Eastern Spaghetti


L'autre soir, je suis allée voir Messer Chups à l'Aéronef.

Je les avais déjà vus en octobre 2007 à la Malterie. J'avais trouvé ça pas mal, mais pas top. Un mec à la guitare, une nana à la basse, une boîte à rythme et un écran derrière eux avec des films de série Z. Le son était moyen, l'ensemble plutôt chiant, un peu bidon, un peu froid, sans grand charisme, pas très au point. Mais il y avait un petit quelque chose qui me séduisait, peut-être dans la réverbe, peut-être dans les petits sons de cinéma, et ce surfabilly qui chatouille jusqu'au bout des doigts...

Donc, j'ai mis mes bottes, et hop, je suis retournée les voir.

La formation était un peu plus complète : Gitarkin, Zombie Girl, un batteur et un chanteur sur quelques titres. J'ai trouvé ça vachement mieux que l'autre fois. Un son hyper propre (c'est pas forcément une qualité, j'aime assez quand c'est crade), un léger abus de réverbe pour une musique qui résonne à mort, effet grands espaces assuré. Le tout avec un petit côté kitsch'n roll, des reprises un peu rigolotes et un grand sens du décorum.

Le chanteur a une belle voix d'outre tombe, il joue au méchant, mais il n'a pas un charisme énorme. Zombie Girl, pareil. On la voit, lookée à mort, hyper sexy, on se dit wahou. Mais malheureusement, elle n'a pas du tout l'air à l'aise ni avec son costume, ni avec sa basse. Elle porte bien son nom, elle est froide comme une tombe. Je suis plus excitée par des nanas moins plastiques, mais qui savent lâcher prise et donner vraiment quelque chose à leur public.

Chez Messer Chups, tout est contrôlé. Et ça en fait une musique d'ambiance. Ou, au mieux, de cinéma. C'est tout à fait agréable à entendre, mais j'aimerais vraiment voir ce que ça donnerait s'ils se laissaient un peu plus aller...


Découvrez Messer Chups!

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vendredi 29 mai 2009

Leo(88man)

Trois groupes hier soir à la Malterie. Dans l'ordre d'apparition, Leo(88man), The Black Atlantic et Love of Everything.

Leo(88man), c'est un one-man-band lillois qui est devenu un duo de guitares, et qui a été rejoint par un batteur pour ce concert (Jason, un killer de la batterie, il faut le dire, et il faut le prononcer à la française).
Le ramage du chanteur est aussi beau que son plumage. Voire plus. Leo(88man) nous a offert un set très complet et varié, où chaque titre a sa propre identité (c'est rare). Un rock folk à la fois mélancolique et léger, teinté de petites incursions dans la country. Le parfait dosage entre le dur et le doux, comme une averse un soir d'été. Je recommande vivement une écoute sur leur page myspace. Quelques titres sont aussi en écoute sur leo88man.com.

The Black Atlantic m'a moins enthousiasmée. Un groupe hollandais, trois garçons et une fille, des musiciens plyvalents qui tournent sur les instruments. Beaucoup d'idées, beaucoup de sympathie, mais un son finalement très uniforme. La mélancolie de Black Atlantic est déprimante, alors qu'elle peut être si réjouissante. Tout les rend triste. C'est triste.

Le duo Love of Everything a cloturé la soirée un peu n'importe comment. Une fille à la batterie, un mec aux chant, guitare et machines. De grace. Faites quelque chose. Libérez nous de cet arty crap.
Oui, bon, j'exagère. Mais j'ai pas du tout accroché. Ils n'avaient pas l'air tellement au point, tous les deux. Le lo-fi, c'est bien. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas travailler. On ne peut pas toujours se cacher derrière sa loopstation.

Bon, allez, c'était une bonne soirée. Il faudra seulement qu'on m'explique pourquoi la salle était quasiment vide. Les gens seraient-ils restés chez eux pour écouter le concert d'Iggy Pop sur France Inter ? Naaaaan...

lundi 23 mars 2009

The Ex, Animal Collective, Jonathan Richman, etc

Conformément à la loi des mauvaises habitudes, j'ai encore pris du retard dans les chroniques de concerts.

La date limite de rapport est dépassée pour certains, et c'est tant mieux pour eux. Je regrette cependant ne pas avoir écrit un petit quelque chose pour The Jim Jones Revue, qui a joué au Grand Mix le 17 février. C'était vachement bien. Mais déjà loin.

Entre temps, il y a eu The Ex le 15 Mars au Grand Mix. Bon, The Ex, c'est bien connu, je suis super fan. Ayant entendu dire qu'il y avait un nouveau chanteur, j'avais quelques petites appréhensions. Mais en fait, il est très bien, ce petit gars. C'est légèrement plus mélodique, mais ça ne tombe pas pour autant dans la pop (contrairement à ce que disent certains).
En première partie, il y avait the Ililta Band, un groupe éthiopien. C'était pas mal, mais un peu chiant à la longue.

Pour continuer dans le rattrapage de chronique, il y a eu Animal Collective le 19 mars à l'Aéronef.
C'était comment... ? Pourri... ? On dit pourri ... ? Ben voilà, c'était pourri. Un son de merde, super bourrin. C'est dommage, parce que j'aime bien le côté foisonnant, les petits sons qui partent dans tous les sens, y'a plein d'idées. Mais le son était simplement atroce (mal réglé et beaucoup trop fort), comme souvent dans la grande salle de l'Aéronef. Je n'arrive pas à dire qu'Animal Collective est un groupe merdique, mais le concert, pour sûr, était horrible.
Et puis en première partie, un espèce de DJ complètement insipide.

Le 20 mars, pas contrariante, je suis retournée à l'Aéronef pour Jonathan Richman, avec la quasi assurance d'un concert réussi. La scène se passait au Club, la petite salle au fond à droite (près des toilettes).
Pour bien nous faire poireauter, on nous a mis non pas une, mais deux premières parties. Tout au début, Sammy Decoster. Un gars du nord. Et ben, j'ai peine à le dire, mais son set était meilleur que celui de Jonathan Richman. Un duo guitare contrebasse, des textes assez beaux, une voix chaude et profonde. Ma foi, ça passe pas mal du tout. Je connaissais la chanson Tucumcari qui passe à la radio (player en bas d'article). Mais le son live est beaucoup plus rock (et donc beaucoup moins pop) que les morceaux album, ce qui n'est pas pour me déplaire. Une bonne découverte.


Bon. La deuxième première partie. Aïe aïe aïe. C'était la gente Susanne Piesker, une néo-Joan Baez, qui chante à la bougie, en s'accompagnant de son piano ou de sa guitare, avec une voix, disons, fluette. Jusque là, rien à dire, pourquoi pas, certaines en ont fait leur gagne-pain. Elle fait d'ailleurs toute la tournée de Jonathan Richman, c'est qu'elle doit bien plaire à quelqu'un. Le problème, c'est que Susanne a eu la mauvaise idée de faire la traduction simultanée de ses chansons en allemand. Ça nous fait une phrase en allemand avec musique, break, une phrase en français, une phrase en allemand avec musique, break, une phrase en français, etc. Alors certes, c'est pratique, on comprend tout, c'est la méthode assimil en chanson. Et ça lui a peut-être permis d'avoir une bourse du Goethe Institut ou de l'Amitié Franco-Allemande. Le problème, c'est que musicalement, putain, c'est CHIANT. Le rythme est cassé toutes les deux phrases, et on a juste envie de sortir fumer une clope en attendant Jonathan Richman. C'est ce qui s'est passé.

Quand fut enfin venu le moment d'admirer l'idole, l'heure était à la démystification. Jonathan, tant aimé, n'est comme qui dirait pas une bête de scène. J'ai entendu dire, dans le public, qu'il devait être un killer de studio. Oui. Sûrement. Parce que la scène, pardon, mais c'était sacrément chiant. Il nous a aussi fait le coup de la méthode assimil, espagnol et anglais. Respect. Et il a aussi chanté quelques chansons en français, avec des textes assez proches d'une traduction google. Alors bon, les mots, on s'en balance un peu, si la musique en balance. Mais là, la musique... Ben c'était pas trop ça. C'était mou. Les chansons étaient systématiquement démembrées. Avec de longs breaks de guitare acoustique. Ça m'a rappelé un concert d'Enrico Macias (oui, je l'ai vu en concert avec le lycée. J'aurais accepté n'importe quoi pour sortir un peu).

En regardant des vidéos de Jonathan Richman le lendemain du concert, j'ai compris qu'il lui manquait un accessoire à l'Aéronef : un deuxième micro pour sa guitare. Il faut le voir chanter "I was dancing in the lesbian bar" sur scène. Il chante une phrase ou deux, puis il dit "guitar" et il se met sur le côté et fait un solo de guitare en se déhanchant comme pas permis. Sauf qu'à l'Aéro, dès qu'il se mettait sur le côté, on n'entendait plus la guitare. Alors ça cassait un peu le rythme à chaque fois.

Bon. En conclusion, j'ai été plutôt déçue par le set de Jonathan Richman. Mais c'est bizarre, je n'arrive pas à lui en vouloir. Je l'aime toujours autant. Il fait plus barde ou amuseur public que rock star, mais ça reste une figure sympathique. Seulement, la prochaine fois qu'il passera dans ma ville, j'achèterai un de ses disques, pas une place de concert.



Découvrez Sammy Decoster!



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lundi 2 février 2009

Voodoo Rhythm's not (yet) dead

AU SECOURS ! Le fabuleux label suisse Voodoo Rhythm est en danger de mort. Ici, un article en allemand, où il est dit, en gros, que la SUISA (SACEM suisse) réclame plusieurs dizaines de milliers d'euros au Reverend Beat-Man, patron du label.

Un appel aux dons a été lancé.

Cette histoire est assez ridicule. La SUISA réclame cet argent pour payer les groupes, qui eux-mêmes n'en veulent pas, connaissant la situation difficile de ce tout petit label, qui n'hésite pas à prendre des risques pour des groupes qui ne pourraient pas produire de disques ailleurs. Bref. L'administration, à la base inventée pour rendre service aux gens, sert encore une fois à leur rendre la vie impossible.

samedi 31 janvier 2009

Glam Bisounours

Hier soir, il y avait Of Montreal et Casiokids à l'Aéronef.

J'étais d'excellente humeur (c'est exceptionnel). C'est pourquoi j'ai accueilli avec joie le set de Casiokids, une petite bande de norvégiens, où on retrouve Bisounours Vert, Bisounours Orange, Bisounours Jaune, etc. Ils sautent dans tous les sens et font une espèce de pop électro rock. Comme pour la liste des ingrédients sur un emballage alimentaire, le composant principal est mis en premier. J'aurais même pu mettre "pop, électro, rock (arôme artificiel à base de guitare électrique et de batterie). Peut comporter des traces de lait."
C'était donc un set joyeux et sautillant, avec des sons aigus qui partent dans tous les sens. Quand on est de bonne humeur, ça passe sacrément bien.
Bon, et puis, grâce à eux, je peux rayer une question de ma liste des mystères non-élucidés. Quand j'avais cinq ou six ans, mon père nous avait offert, à mon frère et moi, un petit synthé. Il y avait plusieurs modes, qui, activés, modifiaient le son quand on appuyait sur les touches (j'explique pour ceux qui connaissent pas). Il y en avait un ou deux qui s'appelaient, me semble-t-il, "voice". Et ça faisait vraiment un son tout pourri. Je me demandais vraiment ce qu'on pouvait faire avec ça.
Et bien les Casiokids l'utilisent avec brio.
Plus que deux à trois cent mille mystères à élucider.

Après ça, il y a eu Of Montreal. Les dix premières minutes, j'étais enthousiaste. Ils étaient bien drôles avec leurs costumes. Et puis il y avait une petite bande qui mettait l'ambiance sur scène, à faire un peu n'importe quoi avec des costumes loufoques. Mais bon, le son était méga pourri, super agressif, beaucoup trop aigu. Les chansons, qui se voulaient apparemment un peu glam et malsaines, étaient juste mièvres. Bref. la musique ne valait pas tout ce remue-ménage, qui n'avait l'air d'être là que pour faire diversion. C'est efficace le temps d'un clip, mais pour tout un concert, c'est un peu long.
Donc, voilà, un petit tour au bar, et puis retour dans la salle à la fin du concert, pour voir un nuage de plumes d'oie, soufflé par des mecs à masques de cochons. Un peu trop club dorothée pour le coup. Mais c'était peut-être les musclés qui se cachaient sous ces masques.

Allez, assez de références de merde pour aujourd'hui. Le prochain concert sera plus rock'n roll, du moins je l'espère.


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jeudi 1 janvier 2009

Bonne année deux mille neuve !

En ce début d'année, que je vous souhaite radieuse, voici une petite sélection des concerts à venir autour de Lille dans les mois qui viennent :

23 janvier : Afrojaws / Genjini / Naive New Beaters à l'Aéronef
24 janvier : Théo Hakola à la Cave aux Poètes.
11 février : Black Lips à l'Aéronef
17 février : The Jim Jones Revue au Grand Mix dans le cadre des Nuits de l'Alligator
15 mars : The Ex au Grand Mix avec The Ililta Band
20 Mars : Jonathan Richman à l'Aéronef

Je ne connais pas tout, mais je sens qu'on va bien s'amuser.

Bon, j'ai pas raconté tous les concerts que j'ai vus récemment. Rien à voir avec les bonnes résolutions, c'est juste que là, j'ai le temps, alors j'y vais (vite fait quand même):

Le 26 Novembre à la Maison Folie de Wazemmes, il y avait un concert des groupes de la Marmitte.
Pour commencer, La Jonction. Je ne suis pas fan de hip hop, mais j'ai été super impressionnée par le show. Cinq petits mecs qui ne payent pas de mine, mais qui dépotent.
Après, il a eu Narrow Terence. J'ai trouvé ça pas mal au départ, et puis j'ai vite trouvé ça chiant. En fait, ce qui m'a énervée, c'est quand le chanteur-batteur s'est lancé dans un truc qui me paraissait être une imitation de Tom Waits. C'est sûr, c'était bien fait, mais bon. Si je veux écouter Tom Waits, j'écoute Tom Waits, pas Narrow Terence. J'ai été aussi énervée par une espèce de glorification de l'alcoolisme. Enfin bon, ça c'est personnel, ça n'a rien à voir avec la musique.
Après ça, je suis partie, j'en avais marre.

Le 29 Novembre, il y avait entre autres Mouse on Mars au Tri Postal, dans le cadre du festival du court métrage (je ne vois pas le rapport, m'enfin).
Contre toute attente, il n'y avait pas grand monde. Ils ont apparemment oublié de faire la com'.
Alors, Mouse en Mars, c'était vraiment bien, mais que dire ? Deux beaux gosses qui tripotent des boutons en secouant vaguement la tête. Je n'ai aucun souvenir de la musique, mais je sais que j'ai dansé tout le temps. Bon, c'était bien, quoi.

Le 4 décembre, j'ai vu Ramsay Midwood et Giant Sand à l'Aéronef.
Au départ, j'y allais pour voir Ramsay Midwood. Je l'avais vu en février faire la première partie d'André Williams, et j'avais beaucoup aimé. Là, même avis. Un bon moment. C'était pas tout à fait pareil, puisque les musiciens de Giant Sand se sont joints à lui progressivement. Un guitariste, un contrebassiste, un pianiste et un batteur. Mais c'est quand même dans la version la plus brute (guitare / batterie) que j'ai pris le plus de plaisir.
Après Ramsay Midwood, le chanteur/pianiste/etc de Giant Sant, Howe Gelb, s'est pointé et a introduit une jeune chanteuse sur scène. Malheureusement, j'ai oublié son nom, mais elle était très touchante, avec une super voix.
Juste après elle, Howe Gelb a introduit une autre chanteuse, beaucoup plus énervante. Quand elle chantait, elle prenait une voix et une attitude qui disait "pardon pardon, je ne suis qu'une pauvre petite blonde qui ne sait pas ce qu'elle fait, gna gna gna". Ce truc de la femme enfant, ça me gave. C'est bon, t'es une bombe, t'as mis ta robe argentée, alors assume, soit une femme. Enfin, sa voix, son chant, je trouvais ça chiant de chez chiant, mais apparemment, son style plaisait, puisque ça sifflait dans la salle dès qu'elle arrivait sur scène (le style bebête, ça plait, on dirait).
Enfin, Giant Sand a joué. Bon. Je peux le dire ? C'était chiant aussi. C'était de la belle musique mais... un peu trop jazzy pour moi. Et puis, Howe Gelb, il est plutôt lourd dans son style crooner-à-la-voix-chaude-un-peu-cassée. Il a tout le temps l'air de dire "Are you feeling lonely tonight ?" Avec sa nunuche blonde, c'était un duo parfait, c'est certain.
Enfin bon, dans l'ensemble, c'était quand même une bonne soirée.

Pour terminer, le 19 décembre, il y avait le Club Sandwich à la Malterie. C'est le fameux rendez-vous de fin d'année, où un musicien est invité à en inviter plein d'autres pour faire ce qu'ils veulent.
Bon, j'étais un peu distraite, parce que je fêtais autre chose en même temps, alors j'ai un peu tout raté. Et en plus, comme j'aime pas le jazz et qu'il y en avait beaucoup, je ne vais pas en parler.
J'ai beaucoup aimé Martin Granger et Antoine Defoort, pour leur prestation très drôle et débile et vraiment bien chantée (c'est fort, quand même, de faire des chansons aussi connes et aussi bien chantées).
Et puis aussi, j'ai bien aimé Pan Pan : Barnabé Mons (alias Weissmuller) et sa belle (J'ai essayé de retrouver son nom, mais tapez pan pan dans google, et vous verrez que ça ne donne rien. Avec pan pan et club sandwich, on peut retrouver la recette du pan bagnat, mais ça n'aide pas).
On peut le dire, c'était le set le plus rock'n roll du club sandwich. Ils portaient des combinaisons moulantes de couleur chair, qui laissaient croire aux myopes qu'ils étaient nus (ça crée une petite émotion, tout de même !). Le duo guitare (ou basse ? je ne sais plus) / batterie fonctionne bien, très énergique. Après, je ne sais pas s'il était vraiment nécessaire de faire une chanson sur le trou du cul de Brad Pitt... mais bon, admettons.

Voilà. C'est tout ce que j'ai vu fin 2008. Pas grand chose. Mais c'est de ma faute, j'ai raté plein de concerts, j'étais fatiguée. J'espère que ça ira mieux cette année.

dimanche 16 novembre 2008

Mets tes badges de Fives


Hier soir, il y avait bal jerk à Fives avec Sheetah et les Weissmuller. Une folle soirée, une chaude ambiance, j'en ai les jambes toutes endolories.

Au tout début de la soirée, nous avons eu droit à une initiation au jerk. Pas vraiment nécessaire pour mes acolytes fivois et moi, qui fréquentons depuis des années la piste à la poussière d'étoiles de la grange de Gouy, où le rock psychédélique et la compile Wizzz ne manquent jamais au rendez-vous.
Le bal s'est ensuite ouvert comme il se doit, avec des disques fort à propos, une boule à facettes géante et un écran presque aussi géant qui montrait des clips et des extraits de films drôles et sexy, avec des chorégraphies parfois fort suggestives.
La salle s'est petit à petit remplie des gens du quartier et d'ailleurs, un joyeux mélange. A ce moment là, je n'ai pas compris ce qu'il se passait. La musique s'est arrêtée, un fakir est arrivé après un long moment (que je n'oserais qualifier de suspens incroyable). Il s'agissait du célèbre Jean-Pierre Franky, fakir de l'impossible. Célèbre pour mes voisins de table, en tout cas, parce que moi, j'ai pas la télé. Et puis bon, je vais encore passer pour la snob de service, mais j'ai du mal à être fascinée par un gars qui mange des lames de rasoirs ("ces sacro-saintes lames z'à rasoir", disait-il) et des ampoules (à incandescence, si cela doit être précisé). Je suis d'accord, c'est une performance, c'est incroyable, sensationnel, fantastique, tout ça, mais vraiment, je m'en fous.
Alors je me suis vraiment emmerdée pendant le show, qui m'a paru interminable (je précise que cette appréciation ne regarde que moi, le public avait l'air conquis).
Enfin, je dois quand même dire que Jean-Pierre Franky, c'est un sacré punk. A l'heure où on s'emmerde presque tous à manger sainement, lui, il s'en tape, il bouffe des ampoules et du coton hydrophile. On peut les remballer nos cinq fruits et légumes bios et équitables, et arrêter de culpabiliser. Aux fuckirs le recyclage et la biodynamie.

Bon. Assez de conneries.

Après ça, il y a quand même eu le fabuleux concert de Sheetah et les Weissmuller. J'avoue que j'ai pensé à King Khan pour la mise en scène. J'avoue que je pense tous les jours un peu à King Khan. Alors je ne sais pas si ça compte.
Mais Barnabé Weissmuller, le chanteur, portait une espèce de turban de fakir, et une cape. Ça ne m'aurait pas étonnée outre mesure qu'il ait porté un sceptre. Peut-être en avait-il un d'ailleurs ? Je ne sais pas.
Bon, en tout cas, le concert était vraiment très très chouette, dans l'esprit seventies Wizzz avec des paroles un peu marrantes, un peu sexy, presque parodiques. Les musiciens étaient accompagnés par deux danseuses de charme, les Weissmullettes. Une énergie incroyable, une excellente ambiance dans la salle, bref, un grand moment. On peut écouter plusieurs titres de Sheetah et les Weissmuller ici. Le lecteur ci-dessous permet de se remettre en tête "Contact" par Brigitte Bardot, qui a été repris dans une version plus psyché pendant le concert, et c'est là que le chanteur était le plus à son avantage, ai-je trouvé.

Notons au passage qu'avant que je ne sache qui est Barnabé Weissmuller, ce gars était pour moi "le drôle de petit gars que je croise tout le temps dans les concerts de rock ou dans les braderies, à fouiller dans les bacs de disques". Cette bonne découverte musicale n'en devient que plus amusante.

Après le concert, il nous a fallu danser encore un peu sur les disques, histoire de nous calmer avant de rentrer à la maison. Vivement le prochain bal, en espérant qu'il soit de cette qualité.


Découvrez Brigitte Bardot!












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