mercredi 15 août 2007
Trauma Post-Gouy
Vendredi soir, concert de Potchük et Tiger Balm. Musique expérimentale et rock'n roll d'inspiration Beat Generation, pour tenter de décrire l'indescriptible en quelques mots. Plus un concert fabuleux de Guillaume, Mathieu T, Astrid, Makiko et (sorry pour l'oubli de prénom) son amie, qui nous ont interprété quelques chansons pas-d'amour.
Samedi soir, bal folk sur la place du village. Même si ça n'est pas du tout mon trip et que cette musique ne me plaît pas spécialement, la soirée a été un franc succès et a fait plaisir à pas mal de monde, ce qui n'est pas pour me déplaire.
Dimanche après-midi, la fameuse pléiade de bocage, dont vous trouverez une description sur le blog de Gouy, et des lectures diverses et variées au fil d'une promenade dans la verdoyante propriété gouysienne, animées par Robert Rapilly.
Dimanche soir, concert chanson de Martin Granger and Guests dans la grange, que je n'ai pas vu car j'étais au four à surveiller les patates et les délicieux gateaux de riz de Loraine. Ben ouais, faut bien que quelqu'un s'y colle.
Lundi soir, le camping était déjà bien vide et la dépression, catalysée par la fatigue, a commencé à s'insinuer parmi les quelques rescapés... Mais une dépression heureuse, à vrai dire.
Enfin, la programmation n'est pas tout, car Gouy, c'est aussi beaucoup de travail, des trous trous de Gouy Gouy à creuser (pour les nons-initiés, c'est une référence à Lucien Suel, entre many others activities, chanteur de Potchük), des heures et des heures de cuisine, des installations à réparer selon le système D, des cabanes improbables à construire, du torchis, des drames, des scènes de ménage, des rires, des larmes, des enfants qui courent dans tous les sens, et j'arrête là car je vais devenir sentimentale, et vraiment, c'est pas le moment.
Alors merci à Loraine, Sylvain, Marie, Léopoldine, Yves et Lucie de nous offrir tous les ans le bonheur et la modernité de Gouy-en-Ternois, et fuck le maire dudit village, qui s'est comporté comme le goujat qu'il est.
samedi 7 juillet 2007
jeudi 28 juin 2007
La Pieuvre à la Malterie
Bon, "hier soir", tout le monde comprend. Commençons donc par parler de la Malterie (42 rue Kuhlmann à Lille). La première fois que j'y suis allée, c'était il y a quatre ans et demi environ. Il y avait Po d'Chuc en concert, et je me suis dit "là, je fais quelque chose d'alternatif". Bon, depuis, je suis allée dans des endroits bien plus étranges, et vu des concerts bien plus déglingués, mais c'était un début.
J'ai vite compris que la Malterie, c'est un endroit d'habitués. Tout le monde se connaît, tout le monde se dit bonjour. Ca peut rebuter, mais d'un côté, quand les habitués voient des nouveaux, ils leur disent quand même bonjour. Le cercle n'est pas tout à fait fermé.
Bon, ayant quitté la ville pour fuir mon passé (n'iiiiiiimpoooooorteuh quoi), je ne suis pas allée à la Malterie pendant 4 ans. Il y a eu du changement : c'est passé non-fumeur. Oh, miracle ! C'est beaucoup mieux comme ça, parce qu'on étouffait très vite avant. Maintenant, on étouffe toujours, mais plus lentement.
Voilà pour le lieu. Je pense que je vais devenir une habituée, moi aussi.
Maintenant, La Pieuvre (par ici la page myspace). J'en avais beaucoup entendu parler, mais je ne l'avais jamais entendue.
Je m'attendais à de la musique expérimentale avec des instruments classiques. C'était pas tout à fait ça. Il y avait toutes sortes d'instruments : entre autres beaucoup de cuivres, deux batteries, une contrebasse, plusieurs guitares électriques, une clarinette, des voix et des trucs non-identifiés. Et un chef d'orchestre.
J'ai pensé à deux choses pendant ce concert : Ex Orkest (projet de The Ex avec un orchestre), et la Croisière s'amuse. Bon, j'explique pour cette dernière, c'est une bête association d'idées : cuivres => fanfare => brass band => brasse => natation => marine => croisière => love boat.
On peut aussi dire : cuivre + pieuvre => musique + mer => marine => croisière => love boat.
Ou encore : Cuivres => fanfare => uniforme => marine => croisière => love boat.
Bon, je reconnais, c'est n'importe quoi. Passons.
Côté musique, voilà comment j'ai interprété ce qui se passait : pour le premier morceau, le chef d'orchestre est un dompteur. Les musiciens sont des oiseaux qui piaillent dans le désordre, par petits groupes. Les sons sont produits, par exemple, par des petits coups donnés sur les instruments. Le chef d'orchestre les apprivoise au fur et à mesure. La tension monte, et au bout d'un moment, sans que l'on ne s'en rende compte, une ligne de basse structure l'ensemble. Chacun s'intègre là-dessus, par petites séquences, répétitions d'éléments simples. Ca fonctionne, c'est même jubilatoire.
Le deuxième morceau est plus "classique". Les instruments entrent progressivement dans le jeu, chacun jouant quelques notes en boucle.
Pour le troisième, attention, changement de placement : tous les musiciens s'installent en cercle. Le chef d'orchestre n'est pas au milieu, comme on pourrait s'y attendre, mais sur le côté. Le morceau s'intitule Démocratie Participative (!). Ce sont les musiciens qui donnent les indications de jeu aux musiciens. Tous ceux qui ont déjà vu l'assemblée nationale à la télé peuvent facilement s'imaginer que c'est le bazar, et ce malgré les règles imposées. On se coupe la parole, on interdit à quelqu'un de jouer, on se venge en interdisant à son tour... bref. C'est très drôle, pour les musiciens comme pour le public (en tout cas, moi, j'ai bien rigolé, d'autant que j'aime beaucoup quand les musiciens s'amusent pendant leur concert).
Pour le son que ça donne, j'ai vu ça comme la capture aléatoire des sons d'une ville, comme quand on cherche une radio en tournant le bouton. Finalement, la démocratie, la plupart du temps, c'est une cacophonie, mais de temps en temps, on tombe d'accord : Là, on a de la musique, parfois quelques notes solennelles. Mais ça ne dure jamais.
J'ai beaucoup aimé cette pièce-là. (Par contre, pour les conclusions politiques, je crois que beaucoup préfèreraient le totalitarisme, où seul le chef d'orchestre décide)
La quatrième et dernière pièce présentée commence comme une dispute d'alinéas, à mourir de rire. Le reste est assez rock, un peu funk, excellent.
Bref. Un super concert. Ca fait du bien après les tous les trucs merdiques que j'ai vus ces derniers temps, et surtout avant le vide musical de l'été. Comme on dit chez les vieux : "A voir et à revoir".
mardi 26 juin 2007
Clara Sheller vs Sex & the City
Colombe Schneck avait demandé à une de ses chroniqueuses de regarder cette chaîne toute la soirée de la veille (ce que, hasard des hasards, j'avais fait aussi). Programme de la soirée : Clara Sheller. Pour la journaliste, un goût de déjà vu, pour la raison que c'est une rediffusion d'il y a deux ans. Pour moi, goût de déjà vu, parce que ça ressemble énormément à Sex & the City.
Bon, l'intro de cet article est une sorte de mea culpa intellectuel. Ouiiiiii, je saaaaaaaaais, c'est des conneries tout ça... Mais France Inter en parle !
Bref, voilà une petite étude comparative entre les deux séries. Dans le désordre :
Dans les grandes lignes, les deux séries ont pour héroïne une journaliste, célibataire, fin de vingtaine (les débuts de Sex & the City étaient peut-être début de trentaine, mais peu importe), jolie, sexy, bien dans ses pompes (qu'elle collectionne, d'ailleurs), qui vit vraissemblablement au dessus de ses moyens, et à la recherche du prince charmant.
Ce qui prend 5 ou 6 saisons à New York, prend seulement 6 épisodes à Paris. Qu'en conclure ? Que la production française ne pouvait (ou ne voulait) pas s'engager sur une si longue période, ou qu'on trouve plus facilement un prince charmant à Paris ? Va savoir.
Pour les petits détails scénaristiques :
- Clara Sheller n'a qu'une seule meilleure amie, alors que Carrie Bradshaw en a trois.
- Clara Sheller a une relation fusionnelle avec son meilleur ami et colocataire homosexuel : JP. Carrie et Charlotte ont chacune un meilleur ami homosexuel (respectivement, Stanford et Anthony).
- Clara Sheller tombe enceinte de JP, juste au moment où sa meilleure amie Jeanne apprend qu'elle ne pourra jamais avoir d'enfant. Ca rappelle Miranda qui couche avec son ex Steve, et tombe enceinte, alors même que Charlotte apprend qu'elle n'aura jamais d'enfants.
- Par contre, l'histoire de la série Clara Sheller est centrée sur le personnage de Clara. On voit très peu les autres personnages sans elle (à part JP, et encore). Alors que dans Sex & the City, les quatres filles ont leur place (même si on sait que Carrie est l'héroïne).
Pour les petits détails de mise en scène :
- Clara Sheller est nettement moins bien habillée que Carrie Bradshaw et comparses. Sûrement un manque d'argent de la production, ou un soucis de réalisme. M'enfin, si on regarde ces conneries, c'est pas pour la réalité, et le moins qu'ils puissent faire, c'est de ne pas lui remettre la même robe trois épisodes de suite.
- Chaque épisode de Clara Sheller commence par les réflexions futiles de l'héroïne en voix off, qui ne sont pas sans rappeler les extraits de chronique de Carrie Bradshaw. Sauf que c'est moins intéressant.
- La dernière scène de Clara Sheller : un baiser sur un pont de Paris. Un petit clin d'oeil à l'une des dernières scènes de Sex & the City... ?
Bon, évidemment, dans l'ensemble, je préfère Sex & the City à Clara Sheller, mais à vrai dire, on ne peut pas vraiment comparer, pour la simple raison que les budgets ne sont pas comparables.
Par contre, pas besoin de comparer Clara Sheller à une autre série française pour dire que la qualité en est nettement supérieure. C'est bien filmé, bien joué, bien rythmé, etc. Seul le facteur temps est décevant pour le déroulement des évènements, car tout arrive trop vite, en rapport avec le nombre restreint d'épisodes (bon, elle tombe enceinte au troisième épisode, trouve le prince charmant au sixième, et ils n'ont même pas le temps de se disputer avant que tout soit fini).
On peut voir tout ça comme une expérience timide de la part des producteurs français, pour essayer de faire une série "à l'américaine" avec un vrai effort de mise en scène.
Si je n'avais pas la télé que pour quelques mois, parce que je vis chez quelqu'un d'autre, je souhaiterais presque que l'expérience soit renouvelée...
jeudi 21 juin 2007
Je ne sais pas si c'est d'avoir vécu trois ans de suite la fête de la musique de Berlin, avec tous les podiums de la Wiener Strasse (Wild at Heart, Madonna, Weisse Taube...) et la scène du Marabu dans la Oppelner Strasse (rockabilly, psychobilly, punk, rock'n roll, rock tout court et dans toutes ses variétés), mais j'ai vraiment été hyper déçue par cette soirée à Lille. Tout ce que j'y ai vu de rock, c'était du métal, du heavy metal ou des trucs en "death" et en "core"... Tout ce que je déteste.
De toute façon, dans l'ensemble, je crois que Lille est moins rock'n roll que Rennes. J'ose avancer une explication : il y a trop d'écoles de commerce et d'ingénieurs (qui aiment bien écouter de la merde débile, Chantal Goya et Casimir). On porte moins facilement le pantalon léopard à Lille qu'à Rennes...
Enfin voilà, après cette soirée plus que médiocre, j'ai décidé de fêter la musique toute l'année (comme avant, en fait), sauf le 21 Juin.
Décidément, je suis de plus en plus associale.
BoNNe fEte de la MusIQuE !
Cette année, ça sera à Lille, pour la première fois depuis 4 ans. J'ai un assez mauvais souvenir de la dernière fois (genre, à partir de onze heures, ça craint et tout le monde se fout sur la gueule), mais je suis assez optimiste pour aujourd'hui (profitons-en, ça n'arrive pas souvent). C'est aussi l'occasion de découvrir les bars qui ont ouvert pendant mon absence (ex : La Rumeur) et de voir ce que sont devenus ceux que j'aimais bien avant (ex : Le Carré des Halles), pour voir quel bar pourra remplacer le Mondo Bizarro dans mon emploi du temps...
Impressions à suivre.
vendredi 15 juin 2007
Bye Bye Rennes...
mercredi 30 mai 2007
Le FanZine sort de sa cage
mardi 15 mai 2007
Time Out
Alors c'est décidé : Je jette l'éponge, je rends mon tablier, je claque la porte et je mets la clé sous le paillasson !
Ce mois-ci (voire plus), je n'irai plus voir aucun concert, et je resterai chez moi à lire des livres et regarder des DVDs empruntés à la médiathèque. Voilà. Et comme ça, je ferai des économies.
mercredi 2 mai 2007
Les Breastfeeders sont canadiens et chantent en français. J'avoue, je n'attendais rien de ces gens-là. Mais qu'est ce que j'ai rigolé ! Déjà, ils ont avec eux un drôle de petit bonhomme, du doux nom de Johnny Maldoror, si j'ai bien compris (j'ai pas le temps de vérifier, sorry), un tambourin-man à ressorts qui porte la peau de bibi-phoque comme personne (synthétique, Brigitte, je te rassure).
A partir du moment où je l'ai vu arriver, je ne pouvais plus arrêter de sourire tellement il était amusant : il s'échauffait le poignet avant de monter sur scène. Je ne sais pas pourquoi ça m'amusait, mais vraiment, il était rigolo. Sur scène, il sautait partout et battait son tambourin comme un dingue. Il doit avoir une consommation de tambourins, j'ose pas imaginer, et les mains toutes caleuses...
Le reste du groupe était assez terrible aussi, vraiment marrants. Ils sautaient tous partout dans tous les sens, ils rigolaient et chantaient des chansons franchement cons aux paroles toutes trouvées et facile à retenir : "Dansons le ya", "Viens avec moi", "tout va pour le mieux dans le pire des mondes"... Une vraie cour de récré. C'était rafraichissant. Le chanteur s'est même forcé à dire "tabernacle" au moins une fois pour nous faire plaisir à nous, cons de français mécréants.
Un bon moment, ça changeait des Morlocks (tiens, j'ai oublié de faire un post là-dessus, tant pis) (c'était le 27, si ma mémoire est bonne) qui, à part le chanteur à la Iggy Pop qui s'accrochait partout, avaient vraiment l'air de se faire chier.
Bref bref.
Après les comiques de Breastfeeders, il y avait donc les belges pipi-caca de Experimental (excremental ?) Tropic Blues Band.
Le chanteur brun aimait bien se cracher des glaviots blanchâtres sur la veste et faire des blagues vaseuses scatologiques, le blondinet, aussi chanteur en fait, préférait les blagues de sodomites et sur la pédophilie aussi, le batteur n'avait pas de micro mais n'en pensait sûrement pas moins...
Mais à part ça, bon concert.
J'ai pu remarquer un jeu de batterie très intéressant, avec trois variantes :
-Boum Boum Boum Boum, version boîte belge, ça m'a rappelé mes jeunes années à l'H2O à Tournai,
-Ta Ta Poum Ta Ta Poum, plus rockab, disons
-Schlack Poum Schlack Poum, punk rocker.
Sans compter les maracas, trop dur à transcrire.
Bref. Un post vraiment con, pour un concert vraiment con, mais qu'est-ce que c'était rigolooooo !
lundi 23 avril 2007
La fête à neuneu
Vendredi soir, Electric Bazar Cie jouait au Mondo Bizarro pour la soirée d'inauguration des nouveaux locaux de Canal B (pouette, pouette.). J'avoue que j'attendais ce concert avec une certaine impatience, ce qui, malheureusement bien souvent, est gage d'une certaine déception. Mais oui, on me dit "C'est un peu du Tom Waits", "C'est un peu du cabaret berlinois", c'est un peu ci, c'est un peu ça... C'est surtout placer la barre un peu haut.
Ce que je raconte n'est pas du tout positif, là...
Reprenons depuis le début.
Electric Bazar Cie est une fanfare brestoise, qui maîtrise parfaitement son répertoire tzigane. Elégants, dynamiques, drôles, ces messieurs teintent leur musique balkanique de quelques emprunts au Rock'n Roll. Comprendre ainsi dans cet ordre : Fanfare Tzigane avec un peu de l'énergie rock'n roll, quoi que c'est débile, parce que la musique tzigane en soi est déjà tellement énergique que c'est suffisant... Alors pourquoi coller l'étiquette Rock'n Roll sur tout ce qui transpire et qui boit, bordel de merde ???
Bon, j'arrive pas à mesurer mes propos, désolée, mais j'en ai ras le bol qu'on foute tout à la sauce du rock'n roll, même pour des trucs qui se débrouillent très bien sans. Les musiciens d'Electric Bazar Cie sont excellents, mais leurs revendications Stray Cats sont pour moi injustifiées (Mais, sont-ce leurs revendications propres? Leurs influences ? Ou seulement la pub de Canal B...? Cela dit, on peut aimer une musique et faire quelque chose de tout à fait différent, c'est pourquoi donner les "influences" est toujours un peu risqué.).
Et c'est très bien comme ça, finalement, on n'est pas obligé de faire que du rock'n roll.
J'ai même passé un très bon concert, une fois que j'ai accepté que ça n'était pas un concert de rock, et j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder le jeu de scène, surtout quand ils font les choeurs. On voit qu'ils ont un réel plaisir à jouer ensemble, ce qui n'est pas si fréquent. Et ils avaient de très jolies chaussures (comme chacun sait, la qualité des chaussures en dit long sur ceux qui les portent...).
Bref.
C'est dur de découvrir des trucs à travers le commentaire de quelqu'un d'autre.
Il ne faut jamais prendre les propos d'un critique au pied de la lettre (et je suis bien consciente de la subjectivité de mes propos, mon avis n'est que mon avis et vous avez bien raison d'avoir le vôtre). C'est pourquoi il faut toujours aller voir les concerts ou écouter les disques pour se faire son idée à soi.
Si ça, c'est pas un message à deux balles...
mercredi 18 avril 2007
Le bon choix
- Shannon Wright / The Milk à l'Antipode
- Eric Truffaz à l'Ubu
- The Scientists au Mondo Bizarro.
Devinez pour qui j'ai voté ?
The Scientists, bien sûr, et pas seulement parce que le Mondo est tout près de chez moi, même si c'est un grand avantage (je déteste l'Ubu, et j'avais peur de m'endormir au concert de Shannon Wright... Même si j'aime beaucoup The Milk. Les ambiances calfeutrées, c'est pas toujours terrible, d'autant que j'ai tenté le Scaramouche la semaine dernière et j'en suis ressortie pas charmée du tout... A force de fréquenter des endroits aux murs peints en rouge ou en noir, on panique face aux murs beiges avec des tableaux abstraits et un éclairage de restau (normal, c'est aussi un restau...)Trop smart pour moi).
Bref.
Pour l'histoire, The Scientists, c'est un groupe de garage australien, culte, apparemment. Ils auraient influencé pas mal de groupes sévissant actuellement.
Moi, j'm'en fous un peu que ça soit culte ou pas, je suis trop jeune pour que ce genre de catégories ait une emprise sur mes envies, ce qui compte, c'est que ça soit bien.
Je n'ai pas été déçue de mon choix, super concert.
Même pour la novice que je suis, leurs morceaux sont tous très différents les uns des autres, avec un super jeu basse-batterie, limite tribal (Assez Voodoo Rhythm, finalement ! Primitive rock'n roll ! ). On est loin du binaire de certains groupes de garage...et leurs morceaux durent le plus souvent plus de 3 minutes 30... Après, c'est pas forcément un gage de qualité, mais là justement, certains passages étirés en longueur étaient un vrai bonheur pour les danseurs que nous sommes !
J'allais vous conseiller d'aller les voir, mais je vois que c'était leur seule date en France... On est quand même gâtés, à Rennes !
lundi 16 avril 2007
Avril me plaît
5 Avril : The Monsters au Klub. Ai-je encore besoin de présenter le Reverend Beat-Man et son label Voodoo Rhythm ?
Un concert d'anthologie.
Le Klub est trop petit pour un groupe comme ça, mais ça fait rien.
J'ai failli me faire écrabouiller dans le pogo, mais ça fait rien.
Les premières parties ? Je ne sais plus, mais ça fait rien (si, en fait, je sais : Brain Eaters et Whodunit, c'était pas mal mais j'en pouvais plus d'attendre les Monsters).
Un concert pareil, il faut juste le vivre pour le croire. Tant pis pour vous !
Et n'oubliez pas : IF YOU ACT LIKE A BEAT-MAN THE WORLD WILL LOVE YOU LIKE A BEAT-MAN. Comprend qui peut.
6 Avril, attention, double concert :
- The Boonaraa's à la Féline, je ne m'épanche pas là-dessus.
- Jad Wio à la Fléche d'Or. Alors là, je dis zut. J'ai raté la majeure partie du concert, et les trois chansons que j'ai vues étaient magnifiques. Dans ces cas-là, on se rend vraiment compte qu'on n'a pas passé la soirée là où on aurait du la passer.
Ce qu'il y a de bien avec Jad Wio, c'est la complicité de Bortek et Kbye sur scène. C'est fabuleux. Ils s'amusent vraiment et ne sont pas dans un "jeu" de scène, quand jeu signifie faire semblant. Une espèce de candeur les anime, qui contraste avec le fort côté malsain de leur musique (le beat des années 80). Tout cela est très étrange...
7 Avril... J'en parle pas, j'ai pas aimé.
8 Avril : une tuerie : les Washington Dead Cats à la Féline (photo de Xavier, plus de photos ici)
Le lien pour les Wash est une page myspace, c'est loin d'être ce que je préfère. Il y a un site officiel, mais - va comprendre, Charles- le serveur sur lequel je me trouve ne me permet pas d'y accéder (encore un coup de l'état policier ?). Donc, cherchez, de toutes façons, tous les chemins mènent aux Washington DC.
Ce concert devait être un petit truc tranquille pour le dimanche de Pâques, en bonus du vernissage de l'expo des -superbes- affiches de concert du groupe. La température a atteint des sommets et le chanteur s'est vite retrouvé en slip sur le bar (en gardant la classe, respect).
Les morceaux enregistrés me laissent froide, mais le live, quelle surprise ! Magnifique !
9 Avril : The Ronnie Rockets au Klub.
Un petit concert rockab sympa pour clore le week-end, avec un public de 15 personnes si on compte le staff du Klub. Ils méritaient un peu plus, mais disons que les conditions (long week end + beau temps) ne s'y prétaient pas.
lundi 26 mars 2007
I'm back (j'vous aurais prévenus !)
Dans l'ordre chronologique, voilà les concerts que j'ai vus :
Le 15 Mars, Frustrations (Il y a un groupe américain qui porte le même nom, et j'ai pas le temps de chercher un lien pour le groupe que j'ai vu) à la Java (rue du Faubourg du Temple). Un groupe de garage parisien. Ou un groupe parisien de garage.... C'était pas mal, mais je ne me souviens de rien, sauf de la première partie, plutôt cold wave, et plutôt mauvaise. La soirée a comporté son lot de frustrations, mais ça n'est pas le sujet de ce blog...
Le 16 Mars, Object à la Féline. C'était pas mal du tout, surtout les titres en anglais, et surtout les reprises de Joy Division. Le reste, j'avoue que ça faisait un peu variétoche.
Le 17 Mars, une vraie tuerie : The Mighty Gordinis à La Féline. Alors ça, c'était vraiment un chouette concert. Allez écouter "Mustang Driving Woman" sur leur site. C'est rien comparé au live mais c'est toujours ça.
C'est pas du surf, c'est pas du garage, c'est pas du rockab, et c'est tout ça à la fois, avec le sourire et du plaisir à jouer.
Le 22 Mars, j'ai vu un autre truc mais j'ai pas aimé. N'en parlons pas.
Le 24 Mars, retour à Rennes, et autre claque : soirée rockab/psycho au Mondo Bizarro, avec dans l'ordre d'apparition Grease Rockers, The Mutant Wolf et The Frantic Flinstone.
Les Grease Rockers, malgré leur nom assez niais, étaient vraiment très chouettes. Je dirais qu'ils n'ont rien inventé, mais ils font leur truc et le font bien. Quelques reprises bien placées : "Brand New Cadillac", "Rockabilly Rebel", plus du Johnny Cash, ce qui fait toujours plaisir.
Je les reverrai avec grand plaisir.
Un petit regret : ils n'ont pas joué la chanson d'une pub de banque ("c'est la vie...ouap ouap... mon crédit... ouap ouap"), malgré les réclamations du public...ça aurait été rigolo.
Les belges de Mutant Wolf ont commencé fort avec un titre obscène : "Marylin Monroe". Si on fait abstraction des paroles, vraiment trop crues, c'est absolument terrible. Psycho trash et déjanté, un truc de malades. J'ai adoré. Vivement qu'ils repassent.
Après ça, les Frantic paraissaient mous et vieux. C'est dommage, je suis sûre que j'aurais adoré s'ils avaient joué avant les Wolf. C'est pas grave, j'aurais sûrement une autre occasion de les voir, ils se rattraperont !!!
mardi 6 mars 2007
TV Men
TV Men est un groupe mythique de Rennes (avec dedans le grand chef du Mondo Bizarro, Bruno). Bon, je n'en avais jamais entendu parler avant ça, mais c'est pas comme si je m'intéressais à la musique. Sur le programme, c'était annoncé comme du "energy rock'n roll", ou quelque chose comme ça.
Mais en fait, ça avait tous les ingrédients du hard rock :
- les longs cheveux frisés
- la sueur
- la voix qui part dans les aigüs
- les solos de guitare
- le guitariste qui fait des moulinets avec les bras
- les T-Shirts des années 80 avec une typo à la Kiss
- et même, une blague sur l'Holocauste.
Bref. Ai-je déjà dit que je n'aimais pas le hard rock ? C'est dit.
Restons-en là.
De toutes façons, comme c'est un concert d'adieu (et que c'était gratuit), je leur dirais juste : "Au revoir et merci".
vendredi 2 mars 2007
Un fanzine est né
Ben voilà, je fais les choses à l'envers. Après le blog, je fais un fanzine : 3 feuilles recto-verso, pliées en format A5, reliées par une fabuleuse couture à la machine (en noir et rouge, ou l'inverse).C'est gratuit, et pour les chanceux qui habitent à Rennes, j'en ai déposé pour l'instant quelques exemplaires à Rockin' Bones (rue... je ne sais pas, cherchez) et aux Troubadours du Chaos (Je ne suis pas sûre que ça soit le nom du magasin, à vrai dire, mais c'est rue de St Malo) (Deux adresses très complètes, mais ici, c'est pas les pages jaunes !).
A priori, ça devrait être un mensuel, mais on n'est jamais à l'abri d'une catastrophe naturelle ou universitaire, qui en empêcherait ou retarderait la publication.
Mais de toute façon, rien d'important n'y est dit, alors personne ne souffrira d'une absence de publication un mois ou deux...
Brigitte Bop etc.
Brigitte Bop, où il n'y a étonnamment que des mecs (on peut lire sur leur site un compte-rendu de la soirée, c'est assez marrant).
Gilbert et ses problèmes, cherchez vous-mêmes, j'ai la flemme. Pareil pour Bimbo Killers.
Dans l'ensemble, c'était pas mal. Pogo violent et viril pendant le concert de Brigitte Bop. Voilà. C'est dit.
lundi 19 février 2007
Crazy Beach Party
En première partie, les Psycho Witches de Nantes. D'aucuns ont dit "45 minutes, mais 45 minutes de trop". Et bien je ne suis pas d'accord, c'était très chouette. Surtout la chanson où c'est le batteur en chapeau haut de forme qui chante, parce qu'elle est bien sombre...
J'ai bien aimé aussi la reprise des Ramones ("hey ho let's go", un classique) avec les Longboards.
Bon. Par contre, les Longboards tous seuls... Je ne mets pas de lien en signe de protestation. C'était chiant. Mais chiant. Je vous la fais en quelques phrases descriptives :
- le guitariste avait un pull rayé.
- le bassiste avait aussi un pull rayé.
- le guitariste transpirait beaucoup.
- le batteur avait un t-shirt vert.
- la batterie était sur le devant de la scène.
- le guitariste a cassé une corde pendant le rappel.
- ils ont joué "batman" pendant le rappel, et c'est la seule chanson qui était bien.
- etc etc...
Je me suis vraiment emmerdée. Pourquoi ? Parce que la musique "surf" instrumentale, c'est pas suffisant. Il faut
- soit un film de Quentin Tarantino pour aller avec,
- soit une plage et beaucoup de cocktails et des colliers de fleurs,
- soit ...ben j'sais pas, il y a sûrement toute une liste de substances psychotruc qui aideraient, mais bon.
Enfin voilà, une soirée tranquillou, avec une petite ambiance (les gens se sont sûrement réservés pour le concert du lendemain, que j'ai snobbé parce que j'avais pas envie de payer 10 €).
dimanche 11 février 2007
The Pros and Cons of Hitch Hiking
Bon, le week end a commencé mercredi, en fait, avec le concert de Jancee Pornick Casino au Mondo Bizarro. En première partie, il y avait un groupe brestois - je crois- de rockabilly, très chouette, ça swinguait bien. (bon, problème éditorial : comment s'appelle ce groupe ? Dans La Griffe, c'était écrit "The Maggots". Or, un groupe suédois s'appelle comme ça, et les types que j'ai vus n'étaient pas suédois... Ou alors ils maîtrisent vraiment bien le parler-cru français ! Mystère et boule de gomme).
Jancee Pornick Casino n'était pas mal non plus, dans le genre musique de film de Quentin Tarantino, surf rock avec beaucoup de variations de rythme et des petits bouts empruntés aux différents folklores mondiaux : un thème salsa, un thème russe (le groupe étant américano russe... oui, la guerre froide est finie).
"Voooooooka vodka ka vodka ka vodka ka Beer " à chanter sur l'air de "kaline kamaya" (en phonétique). C'était sympa, mais j'ai quand même préféré la première partie (et ce malgré le magnifique costume du chanteur, à la flash gordon).
Jeudi, j'ai décidé de vivre mon road movie à moi : The King Khan and BBQ Show à St Nazaire avec Petit Vodo en première partie (souvenez vous, je l'avais vu avec sa miss Caroline -la batteuse- avant les Dead Brothers en novembre au Batofar), pour seulement 5 € ?!!! Il ne faut pas me le dire deux fois ! J'ai pris mon petit baluchon et m'y suis rendue dans la joie et la bonne humeur.
C'était au VIP (prononcer "vippe"), une drôle de salle dans le port. Drôle de salle, car l'aménagement me semble peu pratique. La porte d'entrée est à droite de la scène, un escalier descend vers les toilettes à gauche de la scène, ce qui fait un espèce de couloir fictif juste devant la scène, c'est très perturbant. Surtout quand on est trente pékins, et qu'une seule personne (suivez mon regard introspectif) danse, je crois que le groupe doit se sentir un peu isolé. Enfin bon, je me suis vraiment éclatée.
Petit Vodo, dont le charme est grand, nous a offert son blues brut, sans surprise quand on l'a déjà vu, mais sans déception non plus, ce qui est déjà une gageure en soi. Il a évité de faire sa chanson "all right" qui nécessite la participation du public...Bonne idée, il aurait riqué le fiasco, vu le manque d'affluence !
C'était la première fois que je voyais le BBQ Show, vachement plus brut et rock'n roll que King Khan and the Shrines, mais (pourquoi mais ?) tout aussi efficace. King Khan, avec son collier de crevettes, sa robe rouge, et sa perruque violette... Quel homme ! Comment un type aussi peu naturellement sexy (quoi que franchement, il est finalement pas si mal) peut-il faire une musique au mojo si puissant ?!!!
Un concert magnifique. D'autant que des amis m'ont raconté son concert à Paris la veille, qui n'a duré que 32 minutes !!! Ca vaut parfois vraiment la peine d'aller dans un trou paumé.
J'en viens maintenant au titre de ce post. Je suis rentrée de St Nazaire en stop, et j'ai été prise à Nantes par un type qui m'a proposé de passer le week end à Paris. Après quelques calculs de probabilités sur mes chances de me retrouver en tranches dans 17 sacs poubelles, j'ai accepté, et je suis toujours entière.
Le bon plan s'est tout de même révélé être un vrai faux plan, et je me suis retrouvée quasi à la rue samedi à Paris. Enfin, par chance, j'ai trouvé un canapé compatissant pour samedi soir, et j'en ai profité pour aller à la Féline, où il y avait un concert (Princes Chameaux, dont j'ai malheureusement peu de souvenirs... Je dirais juste que j'ai beaucoup aimé les dernièrs morceaux qu'ils ont joué, qui étaient plus rock'n roll que le reste) (enfin, sinon, je dirais que c'était un peu style les Négresses Vertes, ça se laisse écouter dans tous les cas), puis DJ set rock'n roll 50's. La soirée n'était pas perdue, donc.
Et j'ai pris le train au petit matin pour retrouver mon confort rennais.... Ca, c'est du week end rock'n roll ! Je vais mettre une semaine pour récupérer, mais je ne regrette rien !
Hit the Road !
lundi 29 janvier 2007
Faut-il en parler ?
Comment faire alors, pour engager un débat constructif sans jetter l'opprobe sur des gens, qui finalement, on fait de leur mieux à un moment T ?
Je ne donnerai donc pas de noms, autres que des noms d'oiseaux. Si les gens se reconnaissent, j'en suis désolée, mais remarquez tout de même ma volonté d'un dialogue enrichissant pour chacun.
Alors, le concert dont il s'agit a eu lieu ce week-end. Premier indice.
Je me suis vraiment, mais alors vraiment emmerdée, pire que pendant la première partie des Honeymen, parce que ça a duré toute la soirée. D'aucuns me diront : "Mais, pourquoi es-tu restée ? Pourquoi n'es-tu pas rentrée chez toi regarder un film ?"
Et je leur répondrais que premièrement, je me demande encore pourquoi je suis restée (alors que sur le fond, je le sais très bien, je suis restée avec l'espoir d'un évènement, d'une amélioration, bref, d'un quelque chose qui sauverait cette soirée de la noyade). Et deuxièmement, j'avais effectivement un film à la maison : "Chien enragé" d'Akira Kurosawa. Mais le DVD, emprunté aux Champs Libres, était rayé, et bloquait à la 10e minute. Voilà pourquoi je ne suis pas rentrée.
Tâchons maintenant de savoir pourquoi c'était nul. J'en viens à une anecdote de cette soirée : Quelques minutes avant le début du concert, alors qu'il était selon moi encore trop tôt pour se prononcer, un spectateur crie "C'est nul !". Le bassiste de répondre : "Ouais, mais c'est cinq euros".
C'était, ma foi, une réplique bien pensée vue sa position, mais je crois quand même qu'on touche à un des noeuds du problème : il ne faut pas confondre prix et valeur. J'ai vu des concerts gratuits (ex, The Milk, pas plus tard que la semaine dernière ; Mardi Gras Brass Band, en 2003 à la kermesse de Seclin ; ou Marcel et son Orchestre sur la Grand' Place de Lille en 2001, pour ne citer que ça) qui étaient mille fois mieux que certains concerts payants (ex : les Yeah Yeah Yeahs en 2003 à Maria am Ostbahnhof à Berlin, We Are Scientists en décembre 2006 à l'Ubu de Rennes, etc.).
Donc, messieurs, c'est pas parce que votre public n'a payé que cinq euros, si on retourne le problème dans l'autre sens, qu'il faut se permettre de le mépriser et ne pas se donner la peine de le séduire.
Maintenant, parlons chaussures.
Dorénavant, avant d'entrer dans une salle de concert (et surtout avant de payer ma dîme), je regarderai les chaussures du public, qui, dans ce monde du conformisme rebelle, en disent long sur la musique écoutée.
Ce soir là, le public portait, à quelques rares exceptions près (dictées elles-aussi par la mode, mais ainsi va la vie), des espèces de baskets difformes pour faire du skateboard. Quand j'étais encore au lycée, c'était les Van's qui étaient à la mode, avec une autre marque très chères, avec un nom qui fait un peu chimique, genre Oxmo, je ne sais plus (si quelqu'un veut me renseigner, c'est bien, mais je m'en fous). Bref, lacets défaits, genre.
Alors soit, ces jeunes gens avaient des lacets défaits, vous m'en direz tant. Mais en plus, ils étaient mous. Je ne sais pas si la musique les ennuyait autant que moi, mais ils dansaient à peine, tapaient à peine dans leurs petites mains propres... Ca devait être la période molle de l'adolescence.
Encore une fois, j'ai regretté les petits ados ENERGIQUES qui pogottent d'habitude toujours dans cette salle.
Mais où va le monde si les enfants sont aussi peu débordants d'enthousiame ?
Tout ça pour dire, et ça sera ma conclusion :
C'ETAIT UNE SOIREE DE MEEEEEEEEEERDE !
vendredi 26 janvier 2007
The Milk
The Milk, c'est le grand projet d'une fille, toute seule, mais avec beaucoup de ressources : du talent, déjà, et puis des guitares, un violoncelle électrique, des petites machines et des pédales pour enregistrer des boucles, une voix, des textes mélancoliques...
Le résultat ?
Magnifique ! Ca n'est pas sans rappeler Venus, pour le côté insoutenable légèreté de l'être : des mélodies douces, ponctuées de sons qui font mal dans les aigus bien aigus ou dans les graves bien graves et des textes durs et poétiques.
Même le slam intempestif du trublion Blam Blam n'a pas réussi à démonter la machine en marche.
Une affaire à suivre, donc.
dimanche 21 janvier 2007
The Honeymen
Le premier groupe n'était certes pas réellement mauvais, mais ça ne décollait pas.
Un son trop propre, à mon avis, pour être vraiment blues. Trop de musiciens, trop bonne technique, guitares trop accordées, chanteuse en trop bonne santé... j'en sais rien.
Il faut quand même les saluer pour la plus mauvaise reprise de "No Fun" que j'ai jamais entendue. Bravo (bon, je reconnais, c'est un peu méchant ce que je dis, mais on ne touche pas à Iggy impunément !)
Par contre, The Honeymen ont relevé le niveau. Magnifique set, comme on dit dans une certaine presse, qu'on s'empresse de ne pas lire. Et quelle endurance messieurs ! Ils ont bien joué jusque 1h30 du mat', et ils étaient toujours frais comme des roses. Enfin, si on veut.
J'en profite pour faire de la pub (je ne touche pas de commissions, mais j'ai bon espoir de recevoir un jour quelque chose en retour de mes communications généreuses) (eh eh) :
La soirée était organisée par l'association Roazhon Blues (ouais ouais, je sais, les noms bretons, c'est très surfait, mais qu'est ce qu'on y peut, hein ? Y z'ont un patrimoine à défendre, ces braves gens...).
Et sans rapport aucun, voilà une occasion de découvrir le Videobus.
samedi 20 janvier 2007
Brassens Not Dead... Mouais.
Je n'avais pas prévu d'y aller, mais je me suis retrouvée embarquée comme par enchantement par des joyeux drilles, qui n'étaient plus très joyeux arrivés là-bas (surtout une en fait, sans vouloir balancer qui que ce soit), alors que moi, je me suis finalement bien amusée.
La musique était bien mais pas top (ce qui n'engage que moi, comme d'hab). Trop reggae, en fait. Et puis faut dire que je ne suis pas super fan de Brassens. (Eh ! J'ai dit que je ne voulais pas y aller, hein !).
Mais l'ambiance était très chouette, alors ça a bien compensé le manque de rock'n roll de l'histoire.
lundi 15 janvier 2007
Bonne année, etc...
Un seul concert depuis début janvier : c'était samedi 13 Janvier au Mondo Bizarro pour leur anniversaire (combien ? Je ne sais pas, mais dans tous les cas, ça ne nous rajeunit pas !).
Deux groupes spécialisés dans des reprises des Ramones, la tête d'affiche s'appelant à juste titre "Tribute to The Ramones". Ma foi, une belle imitation.
Bon, je dois dire, j'y suis plus allée pour la sortie, je ne suis pas fan des Ramones. Paraît qu'ils ont tout inventé, mais je trouve ça quand même bien gentillet.
Enfin, l'ambiance et la bousculade étaient bonnes, et je m'en suis tirée avec des habits et les bras tout collants de bière, ainsi que quelques bleus... ça fait partie du jeu, paraît-il.
dimanche 10 décembre 2006
Bars en Trans, suite et fin
La conférence a été suivie d'un concert de The Bishops. Pop anglaise menée par deux jumeaux à la basse, à la guitare et au chant, et un batteur tout à fait charmant (moi qui n'avais d'yeux que pour les bassistes, je suis de plus en plus souvent charmée par des batteurs...). La musique ? Bon ben, je l'ai dit, pop anglaise, dans toute sa splendeur. Du beau boulot pour ceux qui aiment (pas moi).
Samedi soir, je me suis laissée voguer vers un bar, le Chatam (je n'y avais jamais mis les pieds, et vu le prix des consos, je ne les remettrai pas de si tôt), qui est assez joli, il faut l'avouer, tout en bois comme un bateau (enfin, du plastique, ça aurait été pas mal non plus, et la bière aurait été moins chère) (I'm in a baaaaad moooood, dirait Tom Waits, excusez du peu).
Bref, je n'y suis pas allée pour raler, mais bien pour un concert, celui des dijonnais de Projet Vertigo. Un guitariste chanteur et un contrebassiste avec une loop box (et qui chante aussi, cet homme là a plus d'un tour dans son sac).
C'est le moment de faire un petit couplet sur la loop box, cet outil merveilleux dont je viens d'apprendre le nom. Alors je ne sais pas exactement comment ça marche, mais en gros, ça permet d'enregistrer un beat (trop jeune, dirait Aude) et de le passer en boucle. Il y a même certaines loop boxes qui permettent d'en enregistrer plusieurs (il me semble) et on peut se faire tout un accompagnement musical tout seul et relativement simplement, ce qui est assez fantastique, quand on y pense. J'en ai déjà vu plusieurs fois en concert, notamment chez Fantazio ou Son of Dave, plus récemment, et c'est vraiment sur scène que ça prend tout son sens.
En tant que spectateur, on assiste à la fabrication de la musique, étape par étape, ce qui crée une magie qui n'existe pas à l'écoute d'un CD. Et pour le musicien, ça permet d'avoir un fond sonore complexe avec peu de moyens (les musiciens, ça coûte cher et ça boit beaucoup).
Pour en revenir à Projet Vertigo, donc, c'était vraiment chouette d'assister à leurs bricolages. Après, j'ai pas forcément accroché à l'ensemble : j'ai un peu de mal avec les textes en français, qui ne me touchent pas du tout. Du coup, j'aurais bien éteint la voix (pour les chansons en français) et gardé que les instruments, surtout la contrebasse, bien exploitée, à l'archet et en pizz, avec beaucoup d'inventivité. Certaines chansons sont quand même très chouettes, en anglais : Tribute To A Woman et Sad Woman (on peut écouter cette dernière sur leur page Myspace).
Projet Vertigo, une affaire à suivre, en espérant qu'ils cultivent leur côté trash bricolo blues et ne basculent pas dans la chanson.
vendredi 8 décembre 2006
Bars en Trans, Mondo Bizarro
Rodeo Massace, pour commencer, un groupe franco-suédois avec une très jolie chanteuse (genre Niko du Velvet), belle voix en plus, musique chouette, batteur terrible, guitariste pas mal (là, je parle de look, parce que je serais bien en mal de dire si quelqu'un joue bien de la guitare)... Une bonne surprise, un petit air sixties et surtout une belle présence sur scène. J'ai bien apprécié quand ils ont joué accoustique, avec des guitares sèches, en chantant tous ensemble, c'était un break décalé, très sympa.
Kid Congo est un ex en série (dont ex Cramps), mais il n'a, selon moi, pas besoin de toutes ces étiquettes et se suffit à lui-même. Il parle plus qu'il ne chante, mais ça se tient, et ponctue chaque fin de chanson de moulinets avec les bras à la Brigitte Fontaine. La musique des Pink Monkey Birds est assez planante, surf psychédélique mais pas mal rock'n roll, accentuée de méchants larsens. Yeaaaaah !
jeudi 7 décembre 2006
Son of Dave

Dans le cadre des Transmusicales, concert de Son of Dave aux Champs Libres de Rennes cet après-midi, après une conférence sur le thème "Etre seul en scène".
Une salle de conférence, c'est pas top pour un concert, mais quelle fabuleuse découverte que ce Son of Dave !!! Un fabuleux homme orchestre blues, avec une pointe d'humour et un p'tit verre de blanc !
Allez le découvrir vous même par-là !
Moi aussi j'veux l'faire ! Et quand un musicien donne envie de savoir faire la même chose, c'est vraiment bon signe...
mardi 5 décembre 2006
Give me a "Hey"
King Khan and the Shrines, c'était dimanche soir au Nouveau Casino. C'était groovy, c'était funky, c'était trash et rock'n roll, c'était dément ! Si King Khan passe dans votre ville, allez-y les yeux fermés - mais rouvrez les une fois sur place pour voir le style inimitable de ce fou dingue. Turban rose, torse nu (ventre rebondi, mais le sieur s'est excusé plusieurs fois auprès des filles pour avoir mangé trop de chease burgers !), colliers fétiches (dents et autres), sceptre orné d'un crâne... Une vraie bête de scène avec ça, avec une énergie d'enfer et un humour libidineux. Le groupe qui l'accompagne n'a pas à rougir non plus : les Shrines ont une bonne humeur communicative. Presque deux heures à se trémousser au son des cuivres, ça vaut vraiment la peine de se déplacer !
Un merveilleux concert, et un after avec le groupe à la Féline, un chouette bar rock de Ménilmontant. King Khan a encore fait des siennes (des photos se sont perdues ce soir là, je ne dirais que ça !) et la population de verres a été décimée au son d'un rock'n roll des plus sixties !
Sans transition, Jad Wio, c'était lundi soir à la Flèche d'or. Et c'est aussi lundi prochain et lundi d'après, car Jad Wio est en résidence, et c'est gratuit !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, la musique du site de Jad Wio ne correspond pas du tout à ce qui est joué sur scène ! Le concert était mille fois mieux !
Je ne vais pas trop en dire sur le groupe, j'aurais trop peur de raconter des bêtises, et si un vrai fan passe par là il me taperait sur les doigts (oui, hier soir, j'y étais avec des vrais fans, qui m'ont présentée à d'autres vrais fans, comme une novice. J'adore. Vous percevrez l'ironie.). Mais en fait, j'm'en fous, j'dis encore ce que je veux sur mon putain de blog, ceux qui sont pas contents n'ont quà pas lire (na !) :
Alors Jad Wio, c'est Bortek (chant et guitare) et Kbye (guitare), plus un ordinateur (tout le reste). Mais c'est surtout un groupe mythique des années 80, punk et glam, qui a fait son come back il y a quelques années. Bortek est absolument hallucinant, androgyne et charmant (quelques photos toutes fraiches du concert sur le forum de Jad Wio). Les textes sont assez sexe, et il y en a pour tous les goûts (il y a même une chanson zoophile, Ophélie).
C'était un excellent show, mais un vieux con me l'a gaché en se frottant contre moi pendant tout le concert... C'est ça de porter une robe en zèbre à un concert zoophile !!!
mardi 28 novembre 2006
Antisocial
C'est un peu long à charger, mais on ne regrette pas !
lundi 27 novembre 2006
We Girls Rock Too !!!

You Guys Rock, c'est le vendredi sur RCV (radio lilloise) entre minuit et deux heures.
C'est aussi à télécharger sur le site d'Afrojaws et sur You Guys Rock (donc).
Let's dance !
dimanche 26 novembre 2006
Banane Metalik / G-String
On en revient toujours à la taille du Mondo Bizarro, c'est trop petit.
Pour le début, je ne me suis pas fait avoir comme la veille et me suis collée tout devant. C'était super pour la première partie (G-String), parce que je pouvais bien voir la contrebasse (et le contrebassiste dégoulinant de sueur), un vrai numéro de cirque, soit dit en passant, section acrobates (peut-être que j'ajouterai des croquis si j'ai le temps).
La musique était, disons, basique, mais pas mal du tout, avec une très bonne énergie sur scène.
Banane Metalik a tout déchiré, tant et si bien que je n'ai pas réussi à rester devant, et à partir de là, j'ai encore plus lutté dans le bar pour essayer de tenir debout au milieu de cette faune d'excités, sans plus pouvoir suivre le concert. J'ai lâché l'affaire et je suis partie, avec quand même une excellente humeur et aucune déception de ce concert dont je n'attendais rien !
Comme quoi, faut parfois se laisser surprendre.
samedi 25 novembre 2006
The Lords of Who ?

Hier soir, concert de The Lords of Altamont.
On dit que tout vient à point à qui sait attendre, mais des fois, quand on attend trop trop trop, il se peut qu'on soit surtout trop trop trop déçu à l'arrivée.
Voici ce que me dis le courier des lecteurs : "Finalement le concert de Lords Of Altamont a eu lieu (pour la quatrième fois en deux ans au Mondo Bizarro si j'ai bien compris). C'était bien et mal, je m'explique : bien parce qu'ils sont passés après arctarus et sa bande (le groupe de première partie était déguisé à la Golgorak, sans avoir une musique à la mesure de la puissance des fulgoro poings, bref). En comparaison, le style vestimentaire médiocre de nos seigneurs ne s'en est donc pas ressenti. Mal car musicalement (...). En résumé, c'est à chier mais les gens étaient contents, moi aussi finalement."
Le première partie, donc, c'était le bal costumé, probablement pour cacher un certain manque de charisme. Tout le monde n'est pas Texas Terri Bomb, et tout le monde ne fait pas peur quand il monte sur le bar, même avec un masque de serpent (je cherche encore l'analogie avec leur nom, Bikini Men, mais passons).
Mais la musique n'était pas si mauvaise, dans le genre surf rock gentil à deux balles. Sauf quand il a essayé de chanter. Get a singer please.
Pour les Lords, je suis dubitative. Est-ce moi qui ne suis pas adaptée au Mondo Bizarro, ou le Mondo Bizarro qui n'est vraiment pas adapté à ce type de concert ? Il y avait vraiment beaucoup trop de monde pour une salle qui fait deux fois mon salon. Je n'ai rien vu, rien entendu, alors je suis partu... au bout de 10 minutes. Pour un concert que je voulais vraiment voir, ça fait mal. Une grande déception, donc. C'est un peu la faute à pas de bol, dans ma série poisseuse des concerts ratés. Suis-je devenue trop exigeante ?
jeudi 23 novembre 2006
Ci Né Ma
Magnifique.
J'avoue que j'avais un peu peur que ça soit glauque ou trop cru, mais c'est très bien dosé.
La réalisation est très chouette, avec des glissements aériens sur une maquette naïve et colorée de New York, qui donnent un petit air à la fois universel et innocent à tout ça.
Un film qui invite à se libérer, à déculpabiliser et à se prendre en main ! (sans jeu de mot).
Tout ça arrosé de quelques litres de s...uper musique ! Qu'on peut écouter sur le site du film. Les plus prudes sauront au moins s'en délecter (ma préférée: "The End", magnifique scène de fin du film).
mardi 21 novembre 2006
Cinéma !

Hier soir, j'ai vu Bab' Aziz - Le prince qui contemplait son âme de Nacer Khemir (Tunisie).
Plusieurs histoires, fables ou simples fictions s'entremêlent, portées par des paysages magnifiques, et de très beaux acteurs, notamment la petite fille qui joue Ishtar.
Un film de derviches, un film zen.
samedi 18 novembre 2006
La chute d'un empire
King Kahn : erreur de programmation.
The Washington Dead Cats et Power Solo : annulé faute de réservations (12 réservations en tout, misère !).
A quand la prochaine catastrophe ?!!! Je tremble pour The Lords of Altamont... Pourrais-je voir ce concert sans encombre ou la malchance jouera t-elle encore ses cartes dans ma partie ?
D'autant que la frustration peut pousser à aller voir de mauvais concerts... C'est d'ailleurs ce que j'ai fait mercredi soir : soirée Inrock à l'Ubu de Rennes avec You Say Party We Say Die (pas mal du tout, en fait, la chanteuse est pétillante) et We Are Scientists. Meilleur groupe de rock 2005 ? Mon c. ! Un groupe à minettes, ouais ! Bon, chacun ses goûts, hein... Mais les soirées inrocks, je ne me ferais plus avoir, crédieu !
lundi 6 novembre 2006
Festival Lollipop
Par contre, pour les Dead Brothers, j'en appelle à la piraterie, j'en appelle à la maréchaussée, j'en appelle au vengeur masqué des rockeurs frustrés : le Batofar devra rendre des comptes ! Comment peut-on forcer un groupe à s'arrêter de jouer pour laisser place à une soirée boîte ? Surtout quand le groupe joue à peine depuis une demie-heure, et que c'est vraiment vraiment, mais alors vraiment trop bien ?

Du coup, je suis restée sur ma faim et j'ai acheté leur dernier disque, Wunderkammer, qui porte bien son nom (cabinet de curiosités en allemand, avec une petite teinte de merveille que le nom français ne porte pas).
Bref. Petit Vodo ? OUI !!! Les Dead Brothers ? OUI !!! Mais alors le Batofar...NON !!!
mardi 31 octobre 2006
Le joli mois de Novembre
Ca commence jeudi avec les Dead Brothers au Batofar (oui, pour eux, je monte à la capitale), pour un festival au curieux nom de Lollipop.
Ensuite, petite pause d'une quinzaine de jours avant de repartir en trombes :
- Le 18, soirée de sortie du Tribute to les Wampas à l'Antipode de Rennes. Entre nous, je me fiche des Wampas, mais il y a les Washington Dead Cats (que je ne connais pas, mais qui ont un joli nom et une contrebasse, et c'est annoncé comme du rockabilly) et Power Solo ,vus en première partie de Heavy Trash à Berlin, et c'était vraiment chouette dans le style rockabilly, avec une contrebasse bien-sûr (leur site web est excellent, on peut écouter un album entier).
-Le 22, l'incroyable, le fabuleux, je dis bien le sensationnel King Khan à l'Ubu.
-Le 24, The Lords of Altamont au Mondo Bizarro. Il y aura du cuir, je ne dirais que ça.
Et celui qui dit "C'est tout ?", qu'il vienne faire le marathon des concerts avec moi, on verra qui c'est qui fait encore le malin !
NB: Les Lillois, Hellemois, Villeneuve d'Asquois, etcetera... ne manqueront pas The Ex le 17 à Villeneuve d'Ascq, j'espère...
vendredi 27 octobre 2006
Punky Brewster

Il y a des nouveaux sur myspace ! Bon ok , il y en a sûrement tous les jours, mais quand c'est des amis, c'est différent !
Allez donc écouter ça !
mercredi 18 octobre 2006
Texas Terri Bomb

Lundi soir, concert au Mondo Bizarro de Texas Terri Bomb. Sa réputation ne ment pas : c'est bien la version féminine d'Iggy Pop. Sauf qu'elle n'est sûrement pas encore entrée dans la période post-junkie macrobiotique, elle !
Elle fait en effet peur à voir ! Surtout quand elle est montée sur le bar et qu'elle a commencé à se frapper sur les seins avec un cendrier.
Enfin, on ne pourra pas lui repprocher de ne pas savoir gérer la scène : quel spectacle !
Quant à la musique, encore une fois, on peut comparer à Iggy Pop. Basique mais efficace. Du bon gros rock sans fioritures, mais quand même quelques mélodies. Je n'achèterai pas le disque, mais retournerai volontiers la voir en concert si l'occasion se présente.
Enfin, pour le clin d'oeil : avec Nico, on avait déjà vu le bassiste de Texas Terri Bomb au Mudd Club à Berlin, dans le public (J'avais pas aimé le concert, mais petit retour dans les archives de Nico à qui ça avait plu). Je l'ai reconnu (avec sa Brigitte Bardot de copine) quand on est arrivés au Mondo Bizarro, avant de le voir sur scène. Le monde est-il petit, ou seulement le monde du rock'n roll ?
vendredi 6 octobre 2006
Fantazio / DAAU

Hier soir à l'Antipode, il y avait DAAU (tout ce qui a été dit précédemment sur eux est toujours valable, l'accordéoniste est toujours aussi beau), qui, je le répète pour le public rennais NE SONT PAS ALLEMANDS ! Ils sont BELGES ! D'ANVERS !
En première partie, Fantazio (à retrouver ici et là), apparemment plus connu à Rennes... Et quelle première partie, mesdames !
Il est arrivé vêtu de ses seuls tatouages avec la contrebasse en balluchon (voir schéma) et a de ce fait réussi à imposer le silence dans la salle. Alors là, je dis respect. Pas pour le silence, non, mais pour porter la contrebasse comme ça (je sais de quoi je parle, j'arrive même pas à la sortir de l'appart pour l'amener à mon cours !).
Le jeune homme s'est rhabillé après cette première chanson de fou, et le reste à suivi tout seul. Vraiment ... y'a pas de mots, même les superlatifs sont trop pâles pour dire comme j'ai aimé ce concert.
Un mot quand même pour dire que Benjamin accompagne Fantazio aux jouets pour adultes : boîte à meuh, cloches de vaches, banjo, magnétophone, batterie... Ces deux là font preuve d'une réelle inventivité et d'énormément de créativité avec des moyens très simples. Ca donne envie de s'y mettre en rentrant chez soi !
Enfin, quand Fantazio a quitté la scène, il a fallu garder un peu d'energie et d'esprit pour DAAU...Ce qui ne m'a pas posé de problème parce que je les connais et que j'adore leurs concerts. Mais j'imagine que ça a été un peu difficile pour une grande partie du public, car leur musique est un peu moins accessible. D'autant qu'ils commencent souvent assez lentement... La salle s'est donc un peu vidée, mais ça fait rien, c'était formidable.
J'ai quand même un petit regret : La plupart des morceaux comportent une coupure au milieu, où les musiciens jouent tout doucement, laissent monter la pression, avant de repartir comme des dingues dans une montée époustouflante. Ils se concertent et se concentrent pendant cette pause, attentifs au jeu de chacun d'entre eux (surtout le trio accordéon-violon-violoncelle) et le plaisir qu'ils prennent à leur musique est quasi palpable.
La dernière fois qu'on les as vus, à Berlin, on devait être une quarantaine dans la salle. Ces moments de pause dans la musique y étaient alors absolument incroyables : un silence quasi religieux emplissait la salle... Magique !
A Rennes, ce côté là n'a pas fonctionné, on entendait des gens qui parlaient (beuglaient), etc. Dommage. Enfin, ça n'a pas tout gâché non plus, loin de là.
J'ai eu bien du mal à m'endormir après une telle soirée, et suis bien heureuse de commencer ainsi la saison de concerts rennaise.
mercredi 20 septembre 2006
:) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :)
NB: mon générique préféré, c'est celui des Zinzins de l'espace. Normal, c'est par Iggy Pop !
Voilà la bête

Je n'y avais pas vraiment réfléchi, mais c'est très lourd. Heureusement que Nico était là lundi quand je suis allée la chercher chez le luthier, sinon, je n'aurais pas pu la ramener. En fait, c'est pas si lourd, mais la housse n'est vraiment pas faite pour le transport (à pied).

Alors, malheureusement, je ne pourrais pas l'emmener à Gouy. C'est mon drame, car c'est en partie pour Gouy que je voulais apprendre à jouer d'un intrument...
Mais le transport me paraît un obstacle quasi insurmontable. En plus, je préfère éviter tout rique (à moins qu'il n'existe une assurance spéciale grange humide ?) (le luthier a quand même gardé un chèque de 1500 €...).
Enfin, j'ai le temps de changer d'avis !
mercredi 13 septembre 2006
dimanche 3 septembre 2006
Cinéma !

Citizen Dog
de Wisit Sasanatieng
Thaïlande
Voilà le premier film thaïlandais que j'ai vu. Et je ne suis pas déçue. C'est loufoque, kitsch, parfois un peu niais mais souvent tordant, avec une pellicule dégueulasse et fluo (comme les posters jaunis de groupes asiatiques ou les affiches de cinéma Bollywood), mais en même temps une grande maîtrise dans la réalisation.
Citizen Dog, c'est ce que Pott risque de devenir en allant à la grande ville : sa grand-mère l'a prévenu, une queue lui poussera au derrière s'il va vivre à Bangkok ! Le « citoyen chien », c'est le monsieur tout-le-monde de la ville.
Mais voilà, Pott est plus proche d'Amélie Poulain que du citoyen lambda, et sa vie est parsemée d'évènements et de gens invraisemblables.
Un excellent film, une grande bouffée d'air frais après Taxidermie !
samedi 2 septembre 2006
Cinémaaaaa !
de György PÁLFI
Hongrie / France / Autriche, 2006
A t-on jamais vu un film plus dégoûtant ? En tout cas, pas moi. Attention, je ne dis pas que ça n'est pas un bon film, ni que ça ne m'a pas plu. Objectivement, j'ai adoré. Maintenant, pour ce qui est des sensations, il vaut mieux avoir le coeur bien accroché, et peut être voir le film à jeun. De nombreuses images sont insoutenables.
Mais peut être dois-je expliquer pourquoi ça me plaît :
Pour commencer, c'est du jamais vu. Enfin, le cinéphile y verra sûrement des correspondances ou des clins d'oeil, moi, non. Peut être un peu de Kusturica dans le psychédélique des choses graves évoquées avec légèreté. Mais c'est tout.
En plus, en général, j'aime bien les grandes sagas familiales. Je dis en général, parce que je ne tape pas non plus dans les téléfilms de l'été. Bon, trois générations c'est pas énorme, mais ça n'aurait pas pu continuer, de toutes façons.
Enfin, j'ai bien aimé la réalisation, qui jongle bien avec nos tripes. C'est bien filmé ; c'est dégueulasse, mais jamais vraiment gore. Derrière tout ça, on a quand même envie de se marrer. C'est très fort, toujours à la limite, comme un numéro d'équilibriste. Bon, j'avoue que je me suis caché les yeux au moins dix minutes vers la fin, mais bon, ça ne regarde que moi !
Alors qu'on ne prenne pas ce que j'écris de travers : je ne vous conseille pas d'aller voir ce film. Loin de moi l'envie de porter cette responsabilité. Allez-y si vous voulez, mais j'y suis pour rien si vous vomissez dans la salle !
mercredi 16 août 2006
Gouy 2006 en images non retouchées

Loraine en chinoise chic et choc.

Un dj en pleine (ré)création.

Deux mondes se rencontrent : le disco et la campagne. C'est l'esprit Gouy et il est toujours 6 heures dans la grange. Va comprendre Charles.
mardi 15 août 2006
L'Après-Gouy
"Oui, cette année, je mangerai bio. Oui, cette année, je ferai mon pain moi-même. Oui, cette année, j'apprendrai à jouer d'un instrument. Oui, cette année, je ferai une thérapie pour être sympa et arrêter de dire des gros mots à tout bout de champ (chassez le naturel...). Oui, cette année, je..."
Bon, j'arrête de mentir. Je ferai un peu de tout ça à petite dose. C'est tout. Ca ne suffira pas à me changer en Loraine, encore moins en Sylvain. Tant pis.
Je reste moi-même et je vais râler un peu : Naaaaan....
Et je vais faire mieux : je dis "Viva la Gouy, et vivement l'année prochaine qu'on fasse encore mieux !"
vendredi 4 août 2006
Bonjour Rennes !

A tout ceux qui ne le savaient pas, Nico et moi allons nous installer à Rennes. Alors oui, on est sur le chemin du retour, mais seulement du retour vers la France, et pas vers Lille...
J'ai commencé la moisson des photos dans les rues, en voici un exemplaire, vous en trouverez bien sûr plus ici.
samedi 29 juillet 2006
vendredi 7 juillet 2006
BALANCE TA PATTE !!! Pop Kick (3)
Saïan Supa Crew, c'était mon premier concert et mon premier festival à la fois, à Hénin-Beaumont, juste avant Asian Dub Foundation. Un bon souvenir, donc, et c'est pour ça que j'y suis retournée cette semaine.
Je suis loin d'être fan de hip hop, mais on peut dire que ces cinq garçons là savent occuper leur scène et leur public, l'invitant à chanter, danser, courir à gauche à droite, se mettre à croupis en faisant des sons étranges...Bref, on sort assez vidé de leur performance !
Même un fan de rock'n roll peut en ressortir charmé (pour peu qu'il ait l'esprit un peu plus ouvert qu'un Hell's Angel), ou au moins très étonné par le human beat box (c'est dingue tout ce qu'on peut faire avec sa bouche !).
Hélas, trois fois hélas, pas de photo pour cette fois : partie en coup de vent de chez moi, j'ai oublié de checker les piles de l'appareil photo... (Je vais lancer un appel à la solidarité pour en avoir une quelque part).
mercredi 5 juillet 2006
Gaaaaaame Oveeeeeeer !
Il y avait peu de monde dans les rues, à part des pôles de concentration sur les terrasses et devant des écrans installés ça et là, où on sentait une tension particulière.
Pendant les hymnes, j'ai croisé un vieux type qui traînait son cabas et qui regardait derrière lui en criant à un vieux chien noir "Allez, dépêche toi, tu sais bien que les allemands marquent à la 4e minute !". J'ai pas pu m'empêcher de me marrer, alors il m'a souri de sa seule dent et m'a dit "Mais si ! Ils l'ont déjà fait deux fois !"
Malheureusement pour ce pauvre homme, le chien aurait encore eu le temps de renifler tous les poteaux de la ville avant un but, c'est fini pour l'Allemagne dans cette coupe du monde !
vendredi 30 juin 2006
Faîtes qu'ils perdent !
Cet après-midi, j'ai de mon côté croisé les doigts pour la défaite de la Mannschaft (Autrement dit, de l'équipe allemande). On a loué des films avec Nico et on a profité d'un calme absolu pendant un très long moment...Toute la ville retenait son souffle. Jusqu'au moment où l'Allemagne a marqué. Alors on s'est regardé et on a dit : "Et meeeerde !".
A l'heure qu'il est (22h30), ça claque-sonne toujours dans les rues, il y aura sûrement un feu d'artifice d'ici une demi-heure...Et les gens vont se bourrer la gueule tout le week-end pour fêter ça.
Alors, d'accord, la coupe du monde de foot, c'est un évènement et j'ai rien contre le principe (ça m'amuse même), mais est-ce bien une raison pour gueuler toute la nuit et emmerder les gens pour qui le foot n'est pas la solution à tous les problèmes d'un pays ?
PS: Allez les bleus !
samedi 24 juin 2006
Les 48 heures de Neukölln
Le pont juste à côté de chez nous a revêtu un bel habit bleu : "Pont bleu/Pause bleue" de Susann Kienbaum


Et sur un autre pont, à quelques minutes de là: Iceorgan, une installation sonore de Gerd Kornmann et Andreas Wenzlova
jeudi 22 juin 2006
FÊte dE la MuSIquE !

La fête de la musique, c'est avant tout des heures et des heures pour accorder les guitares et régler le son...

C'est aussi l'occasion de croiser quelques personnalités du quartier dans leurs plus beaux atours.

Mais allez surtout voir la vidéo sur le blog de Niko... Même sans le son, ça swing !
mardi 20 juin 2006
Cinéma !

Un petit passage au cinéma pour échapper au f______l, avec Quand la mer monte... de Gilles Porte et Yolande Moreau ("Marraine" dans les Deschiens, entre autres).
Un film sympa, simple et courtois. Sûrement fort incompréhensible pour les gens étrangers au nord et à la Belgique !
D'ailleurs, les sous-titres en allemand étaient souvent fameux: Baïel pour Bailleul, Potchoulet pour Potjevlesch, "j'ai bien envie" pour "c'est bien la vie"... On n'était que deux dans la salle, alors on n'a pas pu demander au gens s'ils avaient compris !
Enfin, en sortant de la salle, on est tombé sur une foule en délire aux couleurs de l'Allemagne (alors que le match était fini depuis plus de deux heures !). S'ils fêtent comme ça pour un petit match, j'aimerais pas voir après une finale ! Heureusement, on n'en arrivera pas là (ah ah ah).
Ah, j'ai ajouté une photo de Potjevlesch, pour ceux qui connaissent pas, c'est un plat de viande(s), une des spécialités (avec les gaufres (dans une boîte en fer) et le carnaval (avec les parapluies)) de Dunkerque (dans ch'nord, au bord de la mer, c'est là qu'on va tous à la plage et les gens sont tout blancs en arrivant et tout rouge en partant et ils mangent des frites et des glaces sur la digue). Ca à l'air dégueu comme ça, sur la photo, mais avec des bonnes frites maison, j'vous dis pas !
(les multiples parathèses de cette dernière phrase montrent bien la richesse de la culture du nord de la France: une phrase ne suffira jamais à l'expliquer !)
lundi 19 juin 2006
Pop Kick (2)

Hier soir, rebelotte à Pop Kick, avec cette fois ci Senor Coconut en concert. C'était sympa, surtout les versions Cha cha cha de Beat it et de Smoke on the Water.
L'autre évènement de la soirée, c'était le match France-Corée du Sud, avec un deuxième but volé à la France par un arbitre aveugle ou complice de l'adversaire. Je n'en parle pas plus, car j'ai le coeur brisé (je m'étais beaucoup investie dans ce match, j'avais construit de mes propres mains un immense drapeau, et j'ai du faire de la musculation pendant toute la semaine pour pouvoir le porter, en vain.)
Nico -ci contre- était aussi très préparé pour le match. On a même réussi à débaucher une allemande, Svenja, pour supporter notre équipe Dricoloreu (comme disent les allemands), alors qu'elle était pour les équipes africaines (enfin, le continent africain est aussi bien représenté dans notre équipe).
Voilà, c'était une soirée plus ou moins réussie. J'ai fait oeuvre de solidarité franco-française en trouvant un téléphone portable français et en recherchant son propriétaire pour le lui rendre. Il est venu chercher son téléphone cet après-midi mais il n'y a pas eu d'effusion de joie. Après tout, c'est qu'un téléphone.
Conlusion: Ben y'en a pas. Les évènements se suivent sans rapport, alors qu'est ce qu'on peut bien en conclure ? (Je vous parlerais bien de mon travail, mais ça m'énerve tellement que c'est pas la peine)
dimanche 18 juin 2006
Les Ex

Hier soir, un copain nous a dit qu'il y avait Mano Negra en concert à Wedding (à l'autre bout de la ville par rapport à là où on était).
Bon, on n'était pas dupes, et on pensait voir Mano Negra sans Manu Chao, mais en tout cas quelque chose dans le genre.
C'était pire. En arrivant, on a vu l'affiche: Carlos de Nicaragua y Familia (ex Mano Negra).
Alors, d'un côté on comprend qu'il ait envie d'attirer du public, mais quand la musique n'a rien à voir avec l'ancien groupe... les mouches risquent d'être un peu déçues. On n'est resté que dix minutes, le reggae mollasson, c'est pas trop ce qu'on recherchait.
Et encore, j'ai pas parlé de la première partie: un beau gosse avec une montagne de dreads blonds sur la tête, qui jouait de la guitare en chantant...comme une casserole, des paroles plus que plates en espagnol ("no al terrorismo, no al terrorismo, no als terrorismo..." et on continue comme ça pendant dix minutes, quand c'était pas "reggae cha cha, reggae cha cha, reggae cha cha..."). Bref, no comment.
Pour en revenir à l'étiquette ex, je pense que les groupes ex-quelque chose feraient mieux d'essayer de se refaire une image sans le nom du groupe précédent (il est clair que ceux qui sont déjà bien connu d'eux-mêmes n'ont pas ce besoin. Par exemple: Sylvie Vartan ne s'est jamais fait appeler Sylvie Hallyday. Et elle n'a jamais eu besoin d'écrire ex de Johnny Hallyday sur sa carte de visite. Par contre, Adeline...). Mais revenons à nos moutons. Après une rapide recherche, j'ai vu que Carlos de Nicaragua n'a été qu'un an avec Mano Negra... Bref, ce fut une aventure rapide...
C'est dommage parce que si j'était arrivée dans l'idée de découvrir quelque chose, peut être que j'aurais aimé, mais là, je suis arrivée avec une attente de Mano Negra, et c'en était bien loin, et ça a complètement pollué ma réception.
Tant pis pour moi, tant pis pour eux, et tant pis pour la congrégation de lesbiennes venues assister au concert dans cette salle bondée et surchauffée de 50 m².
samedi 17 juin 2006
Pop Kick (1)



Le festival Pop Kick à Treptower Park tente de concilier deux passions : le foot et la musique. Le concept: pour 3 ou 7,50 €, deux à trois matches de foot + un concert. Pour les débuts, un groupe originaire d'un pays jouant un des matches de la journée. Les allemands ont bon espoir, ils ont programmé un groupe allemand pour la finale (ah ah) ;-)
La pelouse la plus populaire du parc est investie pour ce festival, qui durera jusque la fin de la coupe du monde.
Hier soir, Tiken Jah Fakoly a chanté sa colère. Ce chanteur originaire de Côte d'Ivoire (dont les Eléphants ont perdu, malheureusement), s'insurge contre l'oppression du Tonton d'America, contre la politique France Afrique, contre l'hypocrisie en général, bref, il en a gros sur la patate, et on le comprend (il ne devrait pourtant pas oublier que l'Afrique doit AUSSI se prendre en main, et ne pas se contenter d'accuser le reste du monde de sa malchance...).
Bref, chouette concert, mais le public était beaucoup moins vivant que pour le concert brésilien (voir plus bas). Le chanteur avait l'air désespéré que personne de chante en choeur "l'Afrique en a marre marre marre marre"...
J'ai prévu d'aller à d'autres concerts, alors suite de Pop Kick au prochain numéro.
PS: La (ré)conciliation des deux passions n'est pas forcément réussie, car la plupart des gens viennent pour le concert et se barrent juste après... C'est ce qu'on a fait, d'ailleurs !
mardi 13 juin 2006
Brasil: Copa da cultura !

Une ambiance de folie ce soir devant la Haus der Kulturen der Welt : Gilberto Gil, AfroReggae, Margareth Menezes und Sandra de Sá en concert gratuit et open air, devant une foule multiculturelle parsemée de brésiliens !
L'ambiance était vraiment chouette, la plupart des gens dansaient (ce qui est très rare en Allemagne), et la musique était aussi excellente (ce sont de vraies stars, on a eu de la chance de les voir comme ça gratos, et d'assez près).
Bref, la coupe du monde de foot n'a pas que du mauvais, car elle est l'occasion de multiples autres évènements plus culturels...
D'autres concerts sont prévus... Affaire à suivre !
samedi 10 juin 2006
vendredi 9 juin 2006
Premier jour !
Et non, c'est pas le premier jour de la coupe du monde qu'on fête ici !
C'est celui de Léopoldine !
Félicitations à Loraine et Sylvain pour ce beau bébé !
mardi 6 juin 2006
France/Berlin, l'ultime combat
* LA BOUFFE (ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés que je commence par là): Comme chacun sait, en France, on mange bien. Je sais, c'est cliché, mais vivre en Allemagne m'a fait prendre conscience d'une certaine vérité des clichés.
Ici, les supermarchés sont effrayants, les aliments (en particulier la viande) de plutôt mauvaise qualité (si on ne paye pas très cher) (je ne sais pas si le scandale de la viande est arrivé jusqu'en France, mais c'était un bon argument pour les végétariens). Un point pour la France.
Par contre, il existe de nombreuses variétés de pains complets, aux céréales ou à différentes sortes de graines (graine de citrouille, par exemple) qui sont vraiment délicieux et qui me manqueront (le pain est un élément de base de l'alimentation allemande, avec le salami et le fromage ou autre pâte à tartiner!). Un point pour l'Allemagne.
Et enfin, un dernier point pour la France, les pâtisseries. Miam miam. Enfin, en même temps, ça me fait pas de mal de m'en passer, on enlève le point.
Un partout, donc.
*RESTAURANTS, CAFES, BARS:
Les quelques amis qui sont venus nous voir à Berlin ont été unanimes: "coooooool, c'est pas cheeer !!!" Et oui, en Allemagne, ou au moins à Berlin, les consommations dans les cafés et les restaurants sont vraiment pas cher (un bière de 50 cl en moyenne à 2,50€, un capuccino, café, latte machiatto ou thé maximum 2,50€), les plats non plus (en général, 4 à 12 €).
Il y a aussi un choix énorme de toutes nationalités, notamment beaucoup de restaurants indiens à petit prix, alors que les indiens sont plutôt chers en France. J'ai aussi eu l'occasion de manger japonais, éthiopien, libanais, turc... (oui, bon, c'est pareil partout mais ici, c'est vraiment à tous les coins de rues. Très peu de restaurants allemands, par contre...).
Ca vaut bien 2 points pour l'Allemagne.
Par contre, Berlin manque cruellement de couscous-merguez et de traiteurs chinois (les asiatiques sont ici un peu tous pareils sous les étiquettes thaï, chinois, vietnamiens. C'est dommage).
On a donc 2 points pour la France et 3 points pour l'Allemagne.
*LES LOYERS
Aaaah, que les loyers sont bas à Berlin... On compte 5-6 € le mètre carré ici, contre 24-25 € à Paris. Pas besoin d'en rajouter, Berlin gagne un point de plus.
France 2, Berlin 4 (oui, en fait, c'est plutôt Berlin contre la France, puisque Berlin est une ville unique en Allemagne, très différente des autres).
*LES VETEMENTS, LE TISSU, BREF, LE LOOK
Bon alors là, Berlin perd des points. Contrairement à ce qu'un guide nous disait la semaine dernière, Berlin n'est pas (et ne sera jamais) une grande capitale de la mode. Les gens sont mal habillés, les magasins sont nuls, il est difficile de trouver du tissu de qualité, sans parler des chaussures, bref, aux chiottes l'allemagne ! Sans parler de la beauté germanique, là, je deviendrais méchante, mais vraiment, le français moyen est beaucoup plus beau que l'allemand moyen !
France 3, Berlin 4
*LA QUALITE DE VIE
Par qualité de vie, je veux parler des facteurs de stress, de possibilité de se détendre, d'espace verts. Alors là, c'est Berlin qui gagne. C'est une ville très verte, avec de grands parcs et des arbres dans quasimment toutes les rues, des lacs pas loin du tout pour se baigner (pour avoir vécu à Lille, je peux dire que c'est pas toujours évident d'y trouver un coin de verdure un peu tranquille).
Ici, on peut avoir une vie culturelle complète, et quand même faire une randonnée quand ça nous prend sans s'organiser. On peut aussi se déplacer sans problème à vélo.
France 3, Berlin 5
*LA CULTURE
Là, je peux difficilement comparer, parce que l'offre culturelle d'une capitale est forcément plus grande que celle d'une autre grande ville (Lille, en l'occurence, car je n'ai jamais vécu à Paris). Néanmoins, j'ai un peu l'impression que tout est plus accessible ici. Par exemple, j'ai pu aller plusieurs fois à l'opéra ici.
France 3, Berlin 6
*LES AMIS
Aaaaaah... Un point qui touche au coeur. Quoi qu'il arrive, la plupart de mes amis sont en France. Et ils me manquent ! Vous me direz, en trois ans, j'aurais pu m'en faire d'autre. Et bien c'est pas si facile de rencontrer des gens dans cette ville. Chacun a déjà son cercle et ne veut souvent pas en sortir (c'est l'inconvénient des grandes villes, paraît-il, mais on diraît que c'est aussi un manque de volonté des allemands de s'investir avec des étrangers qui risquent de partir à tout moment). J'ai quand même gagné quelques amis, mais plutôt d'autres étrangers qui rentrent chez eux ou repartent ailleurs après (Gauthier, Conny, Anne (restera t-elle après ce que des allemands ont fait à son chat?), Johanna...).
Alors France 4, Berlin 6
*LES ETUDES
Pour avoir tenté la fac en Allemagne, je préfère de loin le système français (ceux qui connaissent l'organisation merdique de nos universités seraient horrifiés de celles d'ici, c'est pour dire !).
C'est d'ailleurs pour ça qu'on rentre avec Nico: terminer nos études dans nos bonnes vieilles facs !
France 5, Berlin 6
*LE DROIT DU TRAVAIL
Bon, c'est vrai qu'en France, on râle beaucoup et ça fait un peu jaser les autres nations, mais quand même, on a un droit du travail et on essaye de le préserver. Ici, c'est un peu la jungle. Trouver un travail à Berlin est une course d'obstacle souvent sans arrivée. Trouver un stage pas payé est par contre hyper facile, ce qui devient un inconvénient quand on a envie de vivre de son labeur pour de bon. Il y a ici une réserve inépuisable de stagiaires du monde entier, et la ville étant très pauvre, c'est une aubaine: toute l'économie repose sur ces petites mains et ces petites cervelles gratuites. Et cela ne gène personne !
France 6, Berlin 6
Voilà, matche nul. C'est sur cet ex-aequo que je vais rester, et qui tombe plutôt bien : j'aurais trop peur que Berlin ait plus de points, sachant que je dois partir de toutes façons !





